CEGOS, formation médiation, négociation, c’est pas gagnant-gagnant !

Pour que le médiation se développe, il existe des préalables : un État de droit protégeant les droits humains, la reconnaissance de la personne en tant que telle et les moyens de faire respecter l’égalité des droits. Le droit est donc un cadre indispensable pour permettre à chacun d’avoir des repères. Le juge en tant que garant de ces droits est en conséquence l’acteur naturel de l’arbitrage. Le fait de développer une médiation indépendante, neutre et impartiale ne signifie pas une négation de la nécessité du droit. Pour que la médiation ait du sens, il faut que l’État développe l’éducation et comme jamais rien n’est acquis dans ce domaine, il convient qu’il y ait des outils de formation continue au service des adultes et, notamment, de l’exercice de leur citoyenneté. Nous y sommes. J’ai initié la médiation professionnelle en soulignant ces points et j’ai eu l’occasion de me confronter à des positions peu respectueuses de l’égalité des droits. Nous sommes dans une société où l’éthique est souvent à rappeler, non forcément parce que des personnes sont volontairement irrespectueuses, mais parce que le sens de l’intérêt propre prédomine sur la réalité et le devoir de respect des droits d’autrui. Or l’éthique consiste dans un ensemble de comportements de qualité relationnelle. Ainsi, des acteurs revendiquant même l’éthique ne s’en montrent pas respectueux. Ils ont un sens de l’éthique égocentré. Ils doivent découvrir que l’éthique va avec la prise en compte effective de l’autre, partant de ses positionnements, de ses droits et intérêts.

Les dernières nouvelles de la CEGOS montre qu’elle n’est pas disposée à reconnaître qu’elle bafoue mes intérêts, comme si une position dominante sur le marché de la formation lui donnait ce droit. L’arrogance du gros ? La suffisance du puissant ? Le conflit grondait. Maintenant, il gonfle. Échanges d’arguments et droit de réponse, coups de fil entre avocats…

La CEGOS n’aurait-elle pas de procédures qualité ? L’industriel de la formation fait du profit avec ma création, entretient et encourage une concurrence directe qui interroge. Qu’est-ce donc que la CEGOS a construit dans le petit monde émergent de la médiation ? De toute évidence le conflit est un marché que cet organisme pourrait bien avoir la volonté d’investir de plusieurs manières, aidant notamment le développement d’organisme opportunément créé par des consultants CEGOS. Certains dirigeants de cette société joueraient-ils aux dominos ?

D’où provient ce montage conflictuel : incompétence ou volonté d’enrayer le développement de Médiateurs Associés ? L’incompétence serait préférable. Toutefois, la déclaration formelle de Marie-Lise Raoul, Directeur Général adjoint de la Cegos que j’ai rencontrée témoignait d’une volonté rageuse, d’une stratégie bulldozer : refus de restituer ce qui m’appartient et contestation de ma propriété, même de l’évidence de la marque déposée. Pourtant, les éléments s’accumulent pour envisager l’hypothèse d’une réelle volonté de nuire. Donc, s’il faut, c’est le système judiciaire qui tranchera. Serais-je recalé en droit, il n’en restera pas moins que je suis lésé et que je m’en ferai l’écho sans relâche.

La CEGOS fait donc un choix en refusant la médiation qu’elle prétend pourtant promouvoir. Si elle est compétente dans ce domaine où elle s’invite de manière très cavalière à mon appréciation, qu’elle le démontre ! D’évidence la formation que j’ai conçue a été dévoyée, sinon nous n’en serions pas là. L’ossature fait illusion, mais maintenir l’emballage trompe les clients. La dernière fois, j’indiquais à la CEGOS et à ses conseillers qu’il existe un processus en matière conflictuelle. Cette fois, je leur fais remarquer qu’il n’y a pas de gagnant à la sortie d’un conflit. C’est par ignorance et incompétence que les formateurs et autres amateurs assurent que l’on peut sortir gagnant-gagnant d’un conflit, combinant une terminologie gestionnaire inadaptée. L’expression de gestion des conflits témoigne en elle-même d’incompétence pour ce qui est d’envisager une solution. Bref, d’un conflit, on en sort le moins perdant possible, les dégâts étant déjà irréparables.

Ma position est simple : que le programme que j’ai conçu soit animé comme prévu par un professionnel agréé par mes soins et que la CEGOS me verse la rétribution prévue par le contrat. Ainsi, le programme présenté aux clients sera en conformité avec notre contrat.

Par l’intermédiaire de son cabinet d’avocat, l’organisme a formulé une nouvelle menace : je devrais retirer de mon site l’article où j’ai dévoilé le litige, celui où figure leur droit de réponse, ainsi que le droit de réponse qu’il regrette finalement et mes commentaires. Et quoi ? La CEGOS, dans sa grande mansuétude, n’engagerait pas de procédure à mon encontre. Si je ne m’incline pas ? Elle hésite : dénigrement au civil ou diffamation au pénal. Je rappelle que la menace, pratique contraignante, fait partie de la dynamique conflictuelle…

Évidemment que je ne suis pas rassuré de devoir faire face à l’armada juridique de la CEGOS, rompu à l’adversité, entouré d’experts juridiques et judiciaires pouvant faire dire, peut-être, à des contrats ou des documents des choses qui n’ont rien à voir avec leur rédaction initiale. Ils m’ont bien inventé partie d’un contrat que je n’ai pas signé ! Évidemment que je crains la duplicité, la fourberie, l’esprit retors qui pourrait en arriver à faire rendre des décisions judiciaires iniques.

Mais il restera cela, dans tous les cas. C’est moi qui ai conçu cette formation à la médiation et la CEGOS se l’approprie, comme si elle en avait la légitimité. Tous dans cette affaire, CEGOS et anciens salariés impliqués savent ce qu’il en est et qu’ils se comportent de manière contraire à l’éthique de la médiation. C’est inique, inacceptable, et si la CEGOS et consort ne reviennent pas là-dessus, quand bien même un tribunal ferait obligation à la CEGOS de retirer la référence à mes outils, le conflit perdurera par delà toute soumission volontaire ou décision judiciaire.

Que les dirigeants de la CEGOS se rendent bien compte qu’ils ont déclenché un vrai processus conflictuel et que ce ne sont pas des décisions arbitrales qui vont pouvoir y mettre un terme…

Posté par le 22 mai 2011. inséré dans A suivre, Billets, breaking news, CEGOS, galery rotative. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

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