Archives mensuelles - juillet 2011

Sarkozy, dégage !

A la tête de l’État français, même des plages où tu fricotes devant les paparazzi, après tes ordres, tu mets notre pays en guerre. Le but était initialement de protéger une population civile Libyenne contre Khadafi. Que s'est-il passé entre vous pour que votre entente cordiale s'effondre ? C'est quoi le non-dit ? Qu'est-ce qui te pousse à la guerre ? Qu'est-ce qui entraîne des parlementaires UMP, socialistes, centristes à soutenir ta frénésie meurtrière, tes stratégies dévastatrices ? La peur de la revanche de Khadafi ? Les mensonges répétés éclairent les justifications et le dégoût ne peut que saisir les observateurs impartiaux. J'en suis : peu m'importe la vie du chef nomade et la tienne, ce qui vous unit et vous sépare. Les caisses de l’État sont vides pour ceux qui sont dans le besoin,  mais pas pour les guerres de civilisations. Est-ce sur l'espoir d'une dette libyenne que tu spécules ? En 2001, en France, avec la fin du service guerrier obligatoire, une ère pacificatrice commençait.  On s'était déshabitué d'une politique internationale idiote et assassine. Animé d'égocentrisme, tu attises l'adversité. Anti-communiste primaire, tu relances les affrontements des religions. Avocat de formation, on aurait pu s'attendre à ce que tu privilégies la parole et la négociation. Mais tu es arrivé au taquet de tes compétences. Tu expédies des fanfarons à des souffrances certaines. Les montagnes d’Afghanistan ruissellent du sang de soldats et de civils confiants, et tous imbéciles. Dans les décombres d'Irak et maintenant les déserts de Libye s'amoncellent les cadavres. Chacun s'inscrit désormais dans ta mémoire. Avec ton arrivée au pouvoir, la régression est générale. Un véritable déclin est amorcé. Il a fallu attendre la proposition d'Eva Joly sur le sens de la fête nationale pour qu'une idée surgisse du monde politique. Mais décidément en même temps que la démarche criminelle, la salissure culturelle, tu excelles dans l'insulte à l'intelligence. Depuis 15 ans dans la confusion entre tes affaires privées et les affaires publiques, en 2011, tu es encore président, Sarkozy. Crois-tu sortir grandi de ces crimes d’État ? Avec tes comparses placés au gouvernement, tes complices vendeurs d'armes, affréteurs de l'indignité, spécialistes de la cavalerie financière, toi le président de ceux qui gagnent, toi le protecteur des riches, tu es aussi le vilipendeur des plus pauvres.  Héritier du trésor balladurien, t'imagines-tu pouvoir masquer plus longtemps ton mépris de la France d'en bas, ton orgueil criminel et ta prétention sans résultat politique ? En 2008, tu as annoncé ton anti-slogan de campagne 2012, , au salon de l'agriculture (ça ne s'invente pas), insultant le passant, au jeu de celui qui dit qui est, tu t'es toi-même baptisé. Tu as voulu devenir quelqu'un. Tu as réussi. Ta chute sociale n'est peut-être pas promise à la fulgurance de ton ascension politique, mais tu es devenu quelqu'un dont un nombre grandissant souhaite qu'il ne soit plus personne. Maintenant, trésorier de l'affaire Karachi, prends la décision avant d'être poussé dehors. J'use de mon droit à la libre expression pour que tu ne puisses pas facilement border le lit du fascisme dont tu entretiens le cadavre sous perfusion. Dégage, Sarkozy, dégage !
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Apple en retard sur tout

Le mythe Apple s'effondre à nouveau. J'avais constaté dernièrement combien Apple fonctionne dans un système d'intérêt à sens unique. Tout pour sa pomme. Les pépins pour les autres. Pour ce qui est de pousser, on l'est, mais dehors. Ce n'est plus de la performance, c'est de l'arnaque technologique. Une arnaque organisée en bande capitaliste immorale. Le discours d'Apple s'approprie une éthique où ce qui la concrétise est carrément l'irrespect des consommateurs, comme de l'environnement et du reste. Apple, le rêve d'en croquer nous utilise comme de naïves Banche-Neige et au coin du bois la vieille sorcière de Steve Jobs nous refile son poison électronique. Câble après câble, on peut toujours brancher. Les outils d'Apple sont bloqués, bridés, empêchés. C'est la technologie la plus agaçante du marché. De plus, tout est payant et si la pomme ne rêve que de devenir une citrouille, à force de se gonfler de prétention, elle va exploser comme la grenouille qui voulait devenir aussi grosse qu'un bœuf. Je rouspète contre les nouvelles technologies, c'est parce que j'en suis un utilisateur. De plus en plus exigeant pour mieux vivre mes interventions pédagogiques. De plus en plus attentif à mon confort et à la qualité de ce que j'apporte aux participants. Dans un sursaut pour sauver mon affection pour Apple, j'ai acheté un câble HDMI-HDMI (19 €) et un câble Digital AV Adapter (39€)  pour projeter l'écran de l'Iphone directement sur un écran mural. Les câbles devaient me permettre de connecter l'Iphone que je n'ai pas encore liquidé avec un vidéoprojecteur LG HX300G. Hé bien, pas Safari. Pas de photo. Pas de carte. Rien. Rien. Ah si, ouf, les vidéos sont projetées. L'audio est envoyée sur le vidéoprojecteur. Heureusement, je peux récupérer le son avec la JamBox. Mais pas de photo, pas de web. Alors est-ce que ça marche avec autre chose ? Et puis quoi ? Je retourne à Apple pour faire remballer ce câblage illusoire. J'arrive au nouvel Apple-Store rue Sainte Catherine, à Bordeaux. Superbe magasin. L'accueil est assuré par des jeunes gens contents de travailler. Ils connaissent l'histoire d'Apple, avec le 128k en 1984, etc... Une entreprise avec sa culture et des vigiles pas discrets, armés de talki-walkie, gros à la ceinture. J'arrive avec mes deux câbles. Je dis que ça ne marche pas. Je donne une formation gratuite à ces jeunes qui ont le réflexe protectionniste de leur boîte vite en rondelles : hé oui, ils savent que leur entreprise bride le système. Ils sont trois et l'un plus informé que les autres me dit sur le ton de la confidence qu'il faut peut-être que je me renseigne pour jailbreaker mon iphone... Bref, pour obtenir des performances des produits d'Apple, il faut débrider et peut-être que ça marchera. Avant que tout le fruit soit pourri, il faut en tirer ce qu'on peut. Le jus c'est fini. Après le goût du cidre, la prochaine étape, c'est le vinaigre... Apple aura connu une renaissance...

photo de Steve Jobs

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Le fichier des gens honnêtes

Le 7 juillet 2011, des députés se sont réunis pour voter en toute tranquillité un projet de loi digne de la perspective fasciste la plus sereinement installée. Voici venir le fichier tel que les nazis l'aurait aimé : tout de chacun sur sa pièce d'identité. Un régal pour les esprits sécuritaires. Le moyen pour faire le tri de la population quand ça prendra à un déliromaniaque négligemment installé au pouvoir. N'a-t-on pas vu un risque de glissement avec cette chasse aux Roms voici quelques mois ? Il s'agit du fichier des gens honnêtes, selon l'expression du sénateur UMP François Pillet. On citera, en premier sur ce fichier, les décomplexés : Patrick Balkany, Jean-Christophe Cambadélis, Alain Carignon, Jacques Chirac, Serge Dassault, Alain Juppé, Christine Lagarde, Jacques Mellick, Charles Pasqua, Nicolas Sarkozy, Bernard Tapie, Jean Tiberi, Dominique de Villepin, Éric Woertz... Comme si on avait besoin d'un fichier pour épingler ces gens honnêtes. Évidemment, tout le monde sera en bonne compagnie. Il suffira de croiser tout cela, d'une puce électronique à l'autre, avec les informations ramassées par Google... Alors, les parlementaires seraient-ils en train d'écrire les textes de loi de Matin Brun ? Sur son blog, Jean-Marc Manach rappelle que le nombre de fichiers policiers a augmenté de 169% depuis l'arrivée de Nicolas Sarkozy au ministère de l'Intérieur, en 2002 : plus de la moitié des 70 fichiers recensés ont été créés sous son autorité. Dans le même temps, le Parlement a voté pas moins de 42 lois sécuritaires. On aurait pu penser qu'à ce train-là, le problème de l'insécurité devrait avoir été au moins partiellement réglé. Le commerce fait avec l’État sera également sur une puce optionnelle. La première puce, dite régalienne, contiendra les informations sur le titulaire de la carte. Et un député UMP Sébastien Huygues, stupide ou naïf, présente son argumentation dans Libération : «Les deux puces, la régalienne et la commerciale, seront complètement indépendantes l'une de l'autre. La première fonctionnera sans contact, alors que la seconde pourra être insérée dans le lecteur de notre ordinateur personnel. Aucune donnée ne passera de l'une à l'autre.» Ainsi, au lieu d'avoir des projets renforçant la volonté révolutionnaire de la liberté, de l'égalité et de la fraternité, les députés et sénateurs concoctent du contrôle, des restrictions, de l'iniquité et de la division. Ces quelques députés et sénateurs en manque d'identité devraient peut-être penser à se le faire pour eux ce fichier des gens honnêtes...
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Google, la violation quotidienne banalisée

De la diversité au monopole commercial Sur internet, lorsqu’on se lance dans une recherche, l’automatisme Google s’impose de plus en plus. Oubliés les Altavista, Lokace, Ecila, Exalead et autres Ask qui ne savent pas tous lire les requêtes ou donnent dans la dyslexie. On peut rester nostalgique de KartOO. Il y avait dans ce moteur de recherche une visualisation des relations entre les sujets et les sites. C’était puissant. Une présentation trop en finesse. L'écrasante simplicité Google a imposé son champ de cyclope au centre de nos écrans, et le géant Microsoft a engagé une procédure pour abus de position dominante. On aura tout vu. Mais l'avenir en réserve d'autres... La bagarre de ces géants du capitalisme, qui s'absorbent, se bouffent, se détruisent, a pour enjeux les milliards de petits centimes que chacun est susceptible de dépenser. Tout cela reste très paisible et se déroule dans les bureaux. La culture Google se développe. Elle impose ses recherches par mots clés, l' immensité de liens jaillis d'un système d'une intelligence douteuse, avec des liens publicitaires immédiats. La culture est nivelée. La publicité est devenue la sanction normale, banalisée, de l'accès à une éventuelle culture. L'information est googolisée. Le mot va entrer dans les dictionnaires. Les gagnants-gagnants au frais des consommateurs et usagers Les dirigeants de ces boites se sont-ils rencontrés pour discuter de leur business à Paris, aux tuileries, lors de la réunion qui leur a été organisée aux frais de la princesse française ? Ils sont dans de tels délires financiers qu’ils en oublient les fondamentaux de la civilisation humaine. Ils jouent de la négociation gagnant-gagnant, sachant que dans cette pratique les perdants sont les clients, les utilisateurs, les usagers, les consommateurs. Ce sont ceux-là qui paient pour que les deux autres soient gagnants-gagnants. Tout le monde sous surveillance marketing En attendant, Google se rend incontournable et enregistre les histoires de vie, pillent les boîtes email, géolocalise, enregistre les goûts dans les moindres détails. Les voitures de Google passent et espionnent tout le monde. Personne n’y échappe. Les observations de la CNIL et ses amendes n'y changent rien.
L'analyse menée sur ces données par la CNIL a permis de constater que GOOGLE avait enregistré, outre des données techniques (identifiants SIID et adresses MAC des points d'accès Wi-Fi), de nombreuses données concernant des particuliers, identifiés ou identifiables (données de connexion à des sites web, mots de passe de messagerie, adresses de courrier électronique, échanges de courriels révélant notamment des informations sensibles sur l'orientation sexuelle ou la santé des personnes).
Si les théoriciens du complot international apparaissent aujourd'hui encore comme des délirants, leurs élucubrations risquent bien d'être les vérités de demain. Anticiper au service du mieux être Avant de se lancer dans une crise sécuritaire, il faudrait bien mettre un terme à ces stockages incontrôlés. Il devient indispensable de mettre en place un consortium du futur afin de réguler les activités de ces  sociétés tentaculaires de la surveillance, de l'espionnage et de l'exclusivité commerciale.
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