Qualité et imitation, notoriété et parasitisme
Il semble évident que la qualité attire l’imitation et la notoriété le parasitisme. Il y a ceux qui empruntent l’Étude SIC ; il y a ceux qui parasitent la méthodologie de la médiation professionnelle ; il y a ceux qui pompent des éléments identitaires du CAP’M ; et il y a ceux qui piquent un peu de tout et se sentent ainsi en légitimité, parce que piquer un peu à tout le monde, croient-ils, c’est piquer un peu à personne d’autre et en conséquence, personne ne devrait trouver à redire. Un raisonnement sophistique où le masque étrusque sert au jeu d’ombre dans la chicane. Ces mêmes personnes sont toujours outrées lorsqu’elles sont invitées à rendre des comptes. Voire à rendre LES comptes. Pourtant, c’est bien elles aussi qui affirment choisir un système économique fondé sur les lois de la concurrence et un modèle de départage des litiges fondé sur les principes de la gestion de l’adversité. Alors, semant ceci elles récoltent cela.
Les faits : madame Chicaya se fait un site avec une marque si proche de CAP’Médiateur qu’elle ne résiste pas à l’attrait de l’identité de Médiateur professionnel, rattaché de notoriété publique aux titulaires du Certificat d’Aptitude à la Profession de Médiateur membres de la Chambre Professionnelle de la Médiation et de la Négociation. C’est si flagrant. Mais madame Chicaya ne voit pas le problème et affirme qu’elle a trouvé l’idée bonne et que c’est suffisant. Dans la foulée, elle ajoute une vidéo de la CPMN pour s’octroyer plus de crédibilité. Elle se présente comme en relation avec un réseau de médiateurs professionnels, dont face au juge elle affirme pouvoir taire les noms parce qu’ils seraient confidentiels… Une professionnelle qui a des collaborateurs anonymes. C’est fort. Madame Chicaya n’a pas suivi la formation à l’EPMN, n’est pas titulaire du CAP’M et donc ne peut pas être membre de la CPMN. Elle n’a donc aucun droit d’usage de quoi que ce soit.
Au tribunal : devant le juge, madame Chicaya proteste. Elle dénonce l’action en justice qui lui fait la demande de cesser son parasitisme, qu’elle avait méprisé lorsqu’elle lui avait été gentiment faite. Elle trouve la requête abusive. Madame Chicaya a été avocate puis juriste internationale dans l’industrie. Elle a aussi enseigné le droit et l’économie. Mais. Mais elle ne connaîtrait rien au droit des marques. Pourtant, à peine la demande reçue de cesser d’utiliser le nom de domaine, madame Chicaya qui n’avait pas le temps de répondre, s’était empressée de faire un dépôt de marque.
Les premiers résultats de la procédure : madame Chicaya a retiré la plupart des éléments qui ont justifié la demande. mais il reste encore quelques traces qui témoignent de la nécessité de la procédure dans certaines situations d’affaires et c’est ce qui va justifier qu’après les résultats aux référés, l’action reprendra devant le juge du fond.
Madame Chicaya s’est présentée seule devant le juge des référés. Elle s’est plainte. Au lieu de reconnaître l’évidence, elle s’est dite harcelée. Elle a usé de la larme pour attendrir le juge. La décision devrait être rendue le 6 février prochain.






















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