Inculture et égocentrisme de campagne

Inculture et égocentrisme de campagne

Voici quelques jours Claude Guéant a fait un étalage d’inculture dans sa conception de la civilisation. Dans le creux de son cynisme, il a exhibé une xénophobie de circonstance en vue des élections présidentielles. Dans la foulée, le président sortant, Nicolas Sarkozy, affiche son autosuffisance à la une des kiosques à journaux, sur les publicités de son journal de campagne, le Figaro.

Faut-il être imbu pour ne pas constater le sens de ce que l’on communique dans une pareille perspective ? Le candidat président qui fait campagne sans se déclarer si bien qu’il fait payer ses interventions aux contribuables, affiche une position physique des plus prétentieuses. Voyons cela. Si l’on adopte la position du penseur de Rodin, inévitablement, la posture nous impose une orientation de la pensée vers le sens de la vie, voire sa finalité. Prenons celle que présente Nicolas Sarkozy et immédiatement l’idée qui s’impose en soi est l’auto-référence. La personne dans cette position ne pense pas aux autres. Elle ne pense qu’à elle. Elle a introduit son pouce droit dans sa main gauche. Un compte à peine caché. Mais quoi qu’il en soit, pour elle, il n’y a qu’elle qui compte. Elle compte : un. Sans aucun doute, son compte est bon. Pourrait-il être meilleur ? A voir si d’autres s’en charge, mais elle se présente, ne laissant en réalité aucun autre choix : c’est elle qui décide. Elle montre une position de retrait vis-à-vis d’autrui. Personne d’autre ne compte pour elle. C’est elle qui dit. Elle qui raconte, quitte à se la raconter, car cette position est bien moins une marque d’introspection que d’une assurance d’autosuffisance.

Ainsi, l’affiche est plus claire que les mots qui l’accompagnent. Ce n’est toujours pas un programme politique pour les autres qui est proposé par Nicolas Sarkozy. C’est un programme selon sa conception des choses. Il ne tient pas compte de la réalité de ceux qui sont susceptibles d’attendre quelque chose de la direction du pays.

A suivre donc ce nouveau conte de campagne…

 

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