Je suis Charlie

Je suis Charlie

C'est dur d'être aimé par des cons

C’est dur d’être aimé par des cons

C’est désolant de se dire que des humains peuvent se donner une mission criminelle, sans rien dans une perspective de liberté, sinon que la joie d’exhiber leurs carcans. Les inquisiteurs étaient de ceux-là, les nazis, maintenant les jihadistes.

Hé merde !

Je disais dernièrement encore, que le territoire français n’avait pas connu de guerre depuis plus de 60 ans. Ca reste vrai. Une agression n’est pas une guerre. Mais il faut croire que la montée de ces invraisemblables extrémismes ne se fait pas sans racine.

La racine est dans le rapport qui existe entre laïcité et liberté religieuse. L’après révolution française n’est pas encore un acquis. La liberté de ne pas croire, la liberté de ne pas penser selon des représentations de soumission, cette liberté là est toujours menacée. Elle est récente. Elle est fragile. Nous ne pouvions pas penser, sérieusement, qu’elle était à ce point menacée. Je ne crois pas en dieu et pourtant, je rappelle que je paie des impôts avec lesquels l’Etat entretient des lieux réservés aux offices religieux. Franchement ? Je n’y vois même pas un inconvénient, tant je sais qu’il est difficile parfois de faire face à la question du sens de la vie.

Il n’y a pas de fanatisme laïque. Il n’y a de fanatisme que dans les croyances. C’est là que se trouve la racine. Après les balles, le débat national doit rendre un hommage constant à la laïcité, à la liberté de s’exprimer. C’est de cela dont il doit être question : dans les écoles, dans les entreprises, dans les associations, dans les lieux de privation de liberté… partout, la société française doit reprendre les chemins de la réflexion révolutionnaire.

En tout cas, par esprit de médiation, je préconise que le 7 janvier devienne le jour où l’islam et toutes les religions et leurs prophètes aient désormais un rendez-vous avec l’humour, la dérision, la moquerie, l’ironie, le cynisme et les caricatures.

Salut Charlie

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Commentaires (2)

  • Alain Tavel Répondre

    le problème est que bien souvent les humains ne se donnent pas une mission qu’ils savent criminelle, mais dans l’aveuglement et le confort de leurs certitudes (ne jamais douter, on dort mieux ainsi!), ils croient participer à la construction d’un monde meilleur.
    Ainsi jugeaient les inquisiteurs et leur version moderne les djihadistes, mais aussi les nazis et les khmers rouges (efficaces ceux-là: 1 cambodgien sur 3 tué sous leur houlette!). Les 80 millions de morts du communisme représentent aussi un beau bilan. Ce qui me laisse à penser que les dieux de la certitude politique sont peut être les plus dangereux.

    9 janvier 2015 - 0 h 45 min
  • Jean-Louis Lascoux Répondre

    mon propos n’est pas à la conscience de l’acte criminel, mais de se donner la mission qui s’avère criminelle…

    10 janvier 2015 - 1 h 45 min

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