Le corbeau et le rossignol

Le corbeau et le rossignol

Le corbeau et le rossignol

Le corbeau et le rossignol

Un corbeau invita sur sa branche
Un rossignol qui donnait de la voix.
Heureux de se découvrir cette alliance,
Le rossignol chanta sans défiance.

Mon chant séduit par delà ces forêts,
Dit le gros bec, croassant sans arrêt :
J’investis, j’orchestre, je prolifère.
Avec moi, tu feras des affaires.

Mon chant est précis, le timbre subtil,
Répondit le petit, d’une note habile.
J’invente, j’initie et j’inspire :
J’offre la nouveauté, je suis l’avenir.

Agacé, le corbeau prend ombrage,
Et les partitions comme le fromage,
Il s’en veut faire le propriétaire
Et cherche à réduire l’autre à se taire.

Rossignol émet un air de rage.
Il fait tant qu’il pousse à l’arbitrage.
Un âne promène ici son harnachement,
Il saurait dire quel est le meilleur chant.

Cependant, dans un élan de raison,
Rossignol en appelle à la médiation.
Une corneille désignée jette l’éponge,
Incompétente face à l’émotion qui ronge.

Les oreilles dressées, l’âne saurait juger.
Au plus gros, il donne la légitimité
Et le plus petit est disqualifié :
C’est le corbeau, affirme l’équidé.

Alors, le rossignol est abattu.
Parce que, dit l’âne, tu as perdu.
Non, dit le rossignol, c’est catastrophique,
En plus, d’être jugé par une bourrique.

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Commentaire (1)

  • gabriel Répondre

    Toute ressemblance avec des faits réels ne serait que pure et fortuite 😉

    14 février 2017 - 18 h 57 min

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