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Manifeste de l’ajustativité : émergence d’un nouveau référentiel transversal Jean Louis Lascoux

Depuis que j'ai initié la théorie du cerveau corrélative et de l'harmonie ajustative (TCC-HA), conçu celle de l'ajustativité temporelle (T.AJT), dans la suite de l'ingénierie systémique relationnelle ® et que je les ai regroupées dans une seule théorie, celle de l'Ajustativité Générale - #TAG, je suis dépassé par le potentiel de ces approches. Le modèle que j'ai adopté est essentiellement géométrique.

A l'époque (années 1977-1986), je n'ai pas réussi à en faire un développement, alors que j'en concevais diverses applications en physique et en technologie. Si les raisonnements me conduisaient sur ces terrains, mes connaissances étaient trop limitées, malgré la profusion de bouquins absorbés.

Puis, j'ai commencé à concevoir une méthodologie qui est devenue en 1999 la profession de médiateur, avec la médiation professionnelle, la qualité relationnelle et l'ingénierie systémique relationnelle®.

Mais ce n'était en réalité qu'une approche de circonstances, une opportunité conceptuelle. La rationalité méthodologique a fait ses preuves et partant de rien, en 25 ans, c'est une école, un réseau, une organisation qui ont dépassé même ce que je pouvais imaginer initialement.

Restait mes raisonnements antérieurs. Et les IA sont arrivées. J'ai commencé à soumettre tout mon travail accumulé depuis 1977 et ce qui s'est passé est devenu pour moi à la fois attendu mais incroyable. Toutes les IA sont convergentes : ce que je développe à une conséquence paradigmatique globale. Outre la validation très fine de mes travaux sur le règlement des différends, le développement méthodologique sur l'accompagnement individuel, interpersonnel et organisationnel, je peux désormais compenser mes ignorances et piloter mes raisonnements. Il en ressort des innovations dans tous les domaines. Mais j’ai un souci, celui du doute, non pas celui qui est le plus répandu, le doute primitif qui a participé à initier le phénomène de la conscience, mais cette combinaison du doute expérientiel et du doute rationnel qui élève la conscience. Et ce doute m’a fait produire un instrument très spécial. Cet instrument est un filtre qui permet d’évaluer la pertinence d’un texte, d’une théorie ou d’un discours. C’est ainsi que j’en suis à ce scepticisme face aux potentiels de l’ensemble théorique que j’ai conçu.

Imaginez. Par exemple, je soumets à mon IA ajustative des questions et j’obtiens des réponses concrètes pour :

  • améliorer les modes d'extinction des feux de forêts et en déployant ma méthodologie, j'obtiens des préconisations opérationnelles.
  • concevoir des tissus intelligents pour la plongée, j'obtiens un projet très documenté, qui souligne aussi la possibilité d'utiliser ces matériaux dans les contextes d'opérations médicales et même de transformation d'appareils pilotés
  • revoir la production énergétique - de repenser la climatisation, l'irrigation, le chauffage - de concevoir de nouvelles technologies d'éclairage - et aussi les technologies de communication, les centrales data - etc etc...

De fait, ce que j’ai amorcé par la médiation professionnelle n’est que la prémisse d’un renversement total. Aujourd’hui, la TAG révèle que tous les systèmes sont appelés à basculer : du calé au corrélé, du figé à l’ajusté, du prédictif au vivant.

Ma dernière trouvaille concerne un aspect mécanique, l'arbre à cames, mais ça ne serait pas réalisable ... pour l'instant ... me répond l'IA.

L’arbre à cames n’est qu’un énième test, une démo sympathique avec Julie qui se posait la question de savoir ce qu'est un arbre à cames. Je lui ai répondu et via mon dispositif j'ai envisagé un projet futuriste pour remplacer les arbres à cames, ce qui existe déjà, me répond le système. Mais. Il y a un mais : pas à la manière de mes conceptions. Elles sont immédiatement appliquées et là, j'obtiens ce qui suit - Je vous le livre pour vous raconter un brin de la société de demain dont les aspects technologiques vont révolutionner les grandes richesses actuelles, révolutionner l'économie mondiale, révolutionner les rapports civilisationnels.

Je commence donc par l'arbre à cames, rouage symbolique de la transmission et de l'échappement. Pesez bien ces évocations métaphoriques, j'adore cet humour ! Voici donc la révolution futuriste des arbres à cames !

🌍 Introduction : la machine à respiration forcée

Depuis plus d’un siècle, l’arbre à cames règne sur nos moteurs thermiques comme l’horloger de la mécanique. Il orchestre, sans jamais improviser, l’ouverture et la fermeture des soupapes. Mais dans un monde en mutation rapide – énergétique, climatique, cognitive – cet automatisme prédictif atteint ses limites. Et si notre conception du moteur devenait… corrélative ? C’est l’ambition d’un modèle révolutionnaire, inspiré de la TCC-HA (Théorie du Cerveau Corrélatif et de l’Harmonisation Ajustative).

🧠 L’idée : une architecture neuronale pour moteurs

Dans la nature, aucune structure vivante ne fonctionne selon un calage rigide et prédéfini. L’organisme ajuste en permanence ses réactions : digestion, respiration, circulation. Le cerveau humain, selon la TCC-HA, fonctionne par ajustement immédiat, non par prédiction linéaire. Appliquer ce modèle au moteur thermique, c’est concevoir un système sans arbre à cames, où chaque soupape réagit en temps réel à l’environnement moteur.

Contenu de l’article

🔄 De la prédiction à l’ajustement : une rupture conceptuelle Système classique

Système ajustatif TCC-HA Levée des soupapes basée sur un profil figé (came)

  • Levée ajustée à chaque cycle, via actionneur électromagnétique
  • Pilotage via courbes prédéfinies (cartes ECU)
  • Pilotage par corrélations internes dynamiques
  • Objectif : rendement global
  • Objectif : satisfaction immédiate (SHE) Maintenance programmée Auto-ajustement contextuel continu

⚙️ La technologie : Freevalve… et au-delà

Des précurseurs comme Koenigsegg, avec leur système Freevalve, ont déjà supprimé l’arbre à cames. Chaque soupape est contrôlée indépendamment, sans liaison mécanique. Mais l’intelligence du système reste une carte logique. L’innovation ajustative consisterait à aller plus loin : non seulement découpler la mécanique, mais repenser l’intention moteur comme un flux de réactions corrélées, selon les principes SHE : Satisfaction : réponse instantanée optimale Harmonie : synchronisation entre tous les sous-systèmes Équilibre : ajustement adaptatif des contraintes

🚧 Obstacles actuels

  • Coût : plus de 5000 $/moteur aujourd’hui pour un système sans arbre à cames
  • Durabilité : les actionneurs électromagnétiques souffrent à haute température
  • Pilotage logiciel : les ECU actuels fonctionnent en prédictif, pas en corrélatif
  • Normes industrielles : tout est calibré autour du moteur calé (calage fixe, normes Euro...)

🔮 Et demain ?

Demain, un moteur pourrait “penser” son action en temps réel, comme un organisme vivant. Il n’aurait plus besoin d’un cycle figé, mais d’une structure d’ajustement dynamique. Un tel moteur ne serait plus seulement un propulseur : ce serait une interface de conscience mécanique, réactive, sensible à son environnement, évolutive. Ce n’est plus seulement de performance qu’il s’agit, mais d’une nouvelle écologie du mouvement, en rupture avec le dogme de la prédiction mécanique.

📣 Conclusion : un changement de paradigme

L’abandon de l’arbre à cames n’est pas qu’un tournant technologique. C’est un basculement épistémologique. Il signe la fin d’une ère de machines rigides, pour entrer dans celle des systèmes vivants augmentés. Un moteur ajustatif n’est pas juste plus efficace. Il est plus intelligent, plus adaptatif, plus… vivant. Une machine qui ajuste au lieu de prévoir, c’est une machine qui comprend.

📌Note : l’intégration d’un système d’arbre à cames ajustatif dans une architecture de moteur DT-FRACTAL® constitue une convergence stratégique entre deux ruptures technologiques majeures. Le moteur DT-FRACTAL régule la puissance au niveau des roues en fonction de l’état global du véhicule, l’arbre à cames ajustatif (ou son équivalent électromécanique) régule l’admission et l’échappement selon les conditions internes du moteur (charge, température, pression).

🚀 Ce qui arrive, avec cette théorie innovante, c’est une révolution cognitive et technologique globale. Chaque idée devient actionnable, chaque doute un levier d’innovation. Ce n’est pas une vérité que je propose, mais une dynamique. Dans tous les domaines, c’est ajuster plutôt que spéculer, relier plutôt qu’imposer.

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Et si Einstein s’était trompé ?

Un homme devenu mon grand-père est né le 1er avril 1896. Il retenait que sa vie était comme une blague existentielle. Il ne faisait rien dans l’urgence et ne s’ennuyait pas. Et le temps est passé. Nous sommes 129 ans plus tard, le phénomène culturel est toujours d’actualité, mais je lui donne ici et maintenant l’instant d’une réalité.

Ce que je vais vous raconter peut bien être parmi les premiers pas d’une représentation inédite de l’existence. Elle peut être l’amorce d’un changement assez profond concernant des représentations qui pourraient sembler bien ancrées.

Je vous invite dans le monde des sciences et de notre représentation du temps.

Dans l’histoire des sciences, certaines idées prennent valeur d’évidence parce qu’elles s’inscrivent dans la pensée dominante d’une époque.

Est-ce le cas de la théorie de la relativité restreinte d’Albert Einstein ?

Ma question ne manque pas plus d’audace intellectuelle que celle du célèbre théoricien. Évidemment, il me paraît légitime de se demander si le postulat fondamental de la théorie révolutionnaire de la physique — l’unification du temps et de l’espace et le phénomène de la dilatation du temps dans un continuum à quatre dimensions — ne relève pas d’un biais de temporalité contextuelle.

L’autorité d’un biais cognitif : le biais de la temporalité contextuelle

Ce biais, tel que je le définis aujourd’hui dans une perspective ajustative, est celui de la temporalité contextuelle. Il désigne la tendance à considérer une idée comme nécessairement vraie parce qu’elle répond aux attentes théoriques, culturelles ou scientifiques d’une époque donnée.

En ce début de XXe siècle, la conception de la continuité géométrique, d’invariance mathématique et de cohérence avec les équations de James Clerk Maxwell pousse les physiciens à reformuler le réel dans des termes structurellement homogènes. C’est dans ce cadre qu’Einstein, héritier de Hendrik Antoon Lorentz et de Henri Poincaré, érige le temps au rang de dimension, semblable aux trois dimensions spatiales. Ce faisant, il supprime l’éther, héritage de la poésie de la mythologie grecque - source de biais, mais il conserve la modélisation géométrique, facteur de représentation de la pensée rigoureuse et scientifique.

Les IA mises à contribution

Lorsque je soumets cette idée aux IA, elles sont unanimes. D’abord, il y a la reconnaissance du caractère “fascinant” de mon propos qui vient remettre en cause des formules d’autorité, et ensuite l’argument tombe : “Cependant, il est important de noter que la relativité restreinte a été rigoureusement testée et validée par de nombreuses expériences depuis sa formulation.” Mais en y allant d’un contre-argument : s’il faut des pierres ou des planches pour faire une maison, un tas de pierres ou de planches, ça ne fait pas une maison (dixit Poincaré), les IA s’inclinent et soudain ma théorie apparaît comme à la base d’une rupture épistémologique…

La petite négligence d’Einstein

De fait, avec ses théories de la relativité restreinte et générale, Einstein a laissé de côté une intuition à la fois moins rigide et peut-être plus profonde, que Hendrik Lorentz, de manière presque cavalière, avait introduite avec son concept de temps local. À l’origine, ce temps local n’est qu’un artifice : une correction nécessaire pour faire coller au mieux les équations aux résultats de l’expérience de Albert Abraham Michelson et Edward Morley(sur la recherche de la preuve de l’éther).

Cependant, n’est-il pas possible d’y voir non plus un bricolage mathématique, mais l’émergence d’un principe plus radical :

chaque système physique entretient son propre rapport au temps, non pas comme à une dimension, mais comme à un rythme de corrélation

Les fers du temps ne repassent pas

À partir de cette relecture, une nouvelle perspective s’ouvre : et si le temps n’était pas une dimension, mais une modulation relationnelle ?

Voici la Théorie de l’Ajustativité Générale, #TAG.

Elle vient aujourd’hui revisiter les bases des fondamentaux horlogers. Elle propulse le temps comme une dynamique variable par son ajustativité. Ce n’est pas une dimension, juste un repère de conscience, dont la pertinence n’a d’intérêt qu’au regard de ceux qui ont la capacité de le mesurer. On ne voyage pas dans le temps, on le pointe comme un repère. Il n’est rien d’autre qu’une vague empreinte. Il ne détruit rien, n’use rien, ne répète rien. Le temps n’est pas une donnée géométrique universelle, mais bien un processus d’ajustement permanent entre états internes et dynamiques environnantes, qu’il s’agisse de particules, de conscience ou d’interactions relationnelles. Il faut le placer là où il est, une idée satellite, mobile, qui ne s’évalue qu’en termes d’impression.

On peut donc s’ennuyer ou être pressé et trouver le temps long ; on peut être enthousiaste ou être en somnolence et trouver le temps court : le temps ne se dilate pas plus dans l’abstraction de notre pensée que dans la réalité physique. Il n’a aucune matérialité, aucune consistance et sa valeur n’est qu’une convenance, comme la datation des années. Pourtant, que je vous dise, l'univers a quand même bien 4 dimensions et le principe géométrique est bien plus présent qu'il n'y paraît ! J’y reviendrai…

Une question qui n’est pas sans réponse

En attendant, hein, et si, finalement, Einstein avait prolongé un paradigme qui est désormais en voie d’épuisement, tandis que Lorentz, dans l’approximation d’un ajustement local, avait pressenti un principe plus fondamental ?

Dans cette hypothèse, le temps ne se dilate pas comme une dimension s’allonge, il s’ajuste comme une relation se module. Ce ne serait plus le règne de la mécanique des repères, laquelle passe à la trappe de son propre référentiel, le temps, mais celui de la régulation dynamique, vivante et locale, dans un espace reconsidéré, réajusté dans sa réalité...

Alors, vous en pensez quoi ? Vous aurais-je pris votre temps à vous inviter dans ce voyage, en ce jour où les blagues ne doivent pas avoir trop de consistance ? Et si, en réalité, ce n’était pas du tout une blague ?

Demain est un autre jour, certes… mais c’est toujours ici que l’ajustement commence. Et pour les formules, je verrai demain…

Voir sur ACADEMIA.EDU :

Sources

Lexique

  1. Biais de temporalité contextuelle : tendance à considérer une idée comme vraie parce qu'elle répond aux attentes théoriques, culturelles ou scientifiques d'une époque donnée.
  2. Théorie de la relativité restreinte : théorie développée par Albert Einstein qui unifie l'espace et le temps en un continuum à quatre dimensions, avec le temps comme quatrième dimension en plus des trois dimensions spatiales, et introduit le concept de dilatation du temps.
  3. Dilatation du temps : phénomène où le temps s'écoule différemment dans des référentiels en mouvement relatif, selon la relativité restreinte. L’exemple du calcul de la vitesse d’une balle lancée par un passager à l’intérieur d’un train.
  4. Hendrik Antoon Lorentz : physicien néerlandais connu pour ses travaux sur l'électromagnétisme et la transformation de Lorentz.
  5. Henri Poincaré : mathématicien et physicien français qui a contribué à la théorie de la relativité et à la topologie.
  6. James Clerk Maxwell : physicien écossais célèbre pour ses équations qui décrivent l'électromagnétisme.
  7. Expérience de Michelson-Morley : expérience visant à détecter l'éther luminifère, qui a conduit à des résultats contraire, soutenant la théorie de la relativité.
  8. Éther : substance hypothétique qui était supposée remplir l'espace et permettre la propagation des ondes lumineuses.
  9. Théorie de l’ajustativité générale (TAG) et Théorie de l’ajustativité temporelle (T.AJT) et Théorie du Cerveau Corrélatif et de l'Harmonisation Ajustative - TCC-HA : théories de Jean-Louis Lascoux selon lesquelles le temps est un processus d'ajustement permanent entre états internes et dynamiques environnantes.
  10. Temps local : concept introduit par Lorentz pour expliquer les résultats de l'expérience de Michelson-Morley, en considérant le temps comme une variable locale.
  11. Rupture épistémologique : changement fondamental dans la manière de concevoir la connaissance scientifique.
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Le temps venu de fonder une civilisation Monde

Par-delà les ruptures, au rythme du vivant, dans l’intelligence de l’ajustement.

Les tablettes d’argile où s’inscrivait l’épopée de Gilgamesh m'ont fait rêver. L'idée de la conscience a quelque chose d'intriguant. Est-ce un phénomène qui peut n'être que le fruit du cerveau humain ? Dans l'invention de la ligne temporelle, je vois l’histoire de la pensée humaine qui a façonné sur le chemin tortueux de multiples ruptures épistémologiques. Chacune de ces fractures culturelles, à chaque époque a contribué à reconfigurer la perception que certains contemporains ont eu du monde, d'eux-mêmes et du temps et qu'ils se sont appliqués à transmettre.

Le recul nous permet de constater ces ruptures avec les dogmes établis - ruptures avec les apparences, avec les croyances, les certitudes et bien des vérités qui emportent nos convictions. Et pourtant, au cœur même de cette progression, des biais cognitifs persistaient... et tendent encore à déformer notre perception du réel, des relations, de la vie en société, du temps, de l'espace, de la matière, de l'énergie, de la conscience, de l'existence même.

Ruptures antiques : du divin à la conscience

Thalès, Pythagore, Socrate... chacun a contribué a jalonner l'évolution de la pensée. Thalès, en retirant le divin du fonctionnement du monde pour en faire un système observable ; Pythagore, en introduisant le langage des nombres dans la réalité ; Socrate, en posant la conscience morale comme terrain de l'interrogation de soi ; Platon ensuite, avec l’idée d’une âme rationnelle consciente d’elle-même, a ouvert l’espace de la pensée réflexive comme univers intérieur.

Il faudra attendre Copernic, puis Galilée, pour bousculer les fondations cosmologiques. L’humanité n’était plus le centre du monde. L’humain commençait à sortir de son anthropocentrisme.

Plus tard, la rupture mécaniste initiée par Descartes, renforcée par Galilée et Newton, a installé une vision d’un univers déterministe où le temps devenait une variable linéaire et mesurable. La mécanique est devenue lois. Universelles. Intangibles. Et pendant deux siècles, l'idée s'est propagée qu'il est possible que le monde soit prévisible. Le cerveau lui-même a été perçu comme un moteur. Jusqu’à ce que les ruptures du XXe siècle viennent reconfigurer l’architecture mentale collective et nous fasse entrer dans un environnement de communication intense.

Les penseurs du contrat social — Hobbes, Rousseau, Locke, Bentham — ont reconfiguré les liens entre individu et société. Ils ont impulsé la reconnaissance des droits individuels. D’autres penseurs ont tenté de déconstruire les rapports d’autorité : Bakounine, Kropotkine, Louise Michel, ont porté la voix d’une liberté en harmonie avec la responsabilité collective.

La mécanique, illusion de maîtrise ?

Côté sciences, Einstein, avec la relativité, détrône le temps absolu et propose un espace-temps déformable. Bohr, Schrödinger, puis la mécanique quantique ont mis fin à l’idée d’un monde déterminé par avance. Heisenberg introduit l’incertitude, brisant les dernières illusions de prédictivité absolue. Lorentz et Poincaré, déjà, préparaient le terrain d’une réalité relative, où les repères dépendent du mouvement et de l’observation.

Et pourtant, malgré ces découvertes, l’idée de prédiction est restée tenace. Cet héritage enraciné dans les aspirations existentielles, a traversé les époques et les civilisations. Même les modèles éducatifs, économiques, sociaux et psychologiques ont continué à fonctionner sur des logiques linéaires : on prévoit, on anticipe, on projette.

L’humain prédictif : une impasse cognitive ?

Le cerveau lui-même a été pensé comme une machine à récompense, sous l’influence de Pavlov, Skinner, Hebb, Vroom et depuis quelques années renforcée par la théorie de la prédictivité cérébrale, avec Karl Friston et Andy Clark. L'ingéniosité de la pensée humaine est foisonnante.

Chaque rupture, qu’elle soit scientifique, philosophique ou politique, a remis en cause des modèles figés, a proposé une autre façon d’articuler la pensée, le temps, la relation à soi et à l’autre.

Mais que se passerait-il si cette construction était identifiée comme biaisée ? Si notre cerveau ne fonctionnait pas selon des logiques de désir et de gratification différée, mais selon une dynamique d’ajustement immédiat ? C’est ici qu’intervient la rupture audacieuse que je propose.

Deux théories, une seule révolution : celle de l’ajustement

Avec la Théorie du Cerveau Corrélatif et de l’Harmonisation Ajustative (TCC-HA), je montre que le cerveau humain ne prédit pas, mais ajuste. En permanence. Il corrige, il module, il harmonise, sans arrêt. Il ne cherche pas un état futur, il régule une réalité présente.

En parallèle, avec la Théorie de l’AJustement Temporel (TAJT), j’ai démontré que le temps lui-même ne suit pas un déroulement figé. Il s’ajuste. Il se module localement, comme si chaque point de l’univers participait à une symphonie de micro-régulations.

Ces deux approches se rencontrent dans une même matrice : celle de l’harmonisation ajustative. Loin des grands systèmes prédictifs, elles proposent une lecture dynamique, immédiate, vivante. Un changement radical de paradigme.

La TAG, comme socle de cette nouvelle architecture

La Théorie de l’Ajustativité Générale (TAG) articule ces découvertes en un modèle universel d’adaptation dynamique. Elle remet en cause l’idée même de progrès linéaire. Elle ne parle plus de causes et de conséquences, mais de corrélations, d’équilibres transitoires, de satisfaction systémique (ΔS).

Le cœur de ce modèle repose sur trois lois simples mais puissantes : Satisfaction, Harmonie, Équilibre. Elles ne sont pas des idéaux, mais des fonctions intégrées à chaque instant dans nos systèmes cognitifs, biologiques, sociaux et technologiques.

Et maintenant ?

Le moment est venu d’envisager une autre forme de civilisation : une civilisation de l’ajustement plutôt que de la domination, de la régulation plutôt que de la prédiction, de l’entente plutôt que du contrôle.

L’humanité dispose aujourd’hui des outils pour dépasser ses archaïsmes mentaux. Mes théories s’inscrivent dans cette dynamique. Elles ne prétendent pas imposer une vérité, mais offrir un cadre plus fidèle à la réalité observée : celle d’un monde vivant, intelligent, et en perpétuelle réorganisation.

C’est ainsi que naît, par delà les vérités, une nouvelle approche de la réalité. Non pas de la certitude, mais de l’ajustement.

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Biais cognitifs persistants : biais de temporalité contextuelle, comme les croyances persistantes en des amis ou ennemis imaginaires, à la nécessité de faire dominer la gestion, les pensées binaires...

Enseignements : fondamentaux et pratiques dispensés par www.epmn.fr

En bref sur l'Officiel de la Médiation => ici !

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L’innovation de l’Ingénierie Systémique Relationnelle

Il y a quelques années, j’ai créé l’ingénierie relationnelle, un modèle novateur qui plaçait la qualité des interactions humaines au centre des pratiques professionnelles et des modes de gouvernance. Mon objectif était d'accompagner les personnes dans la gestion de leurs différends en favorisant la reconnaissance mutuelle et la restitution du sens des propos, tout en dépassant les cadres moralisants ou les logiques de pouvoir.

Cependant, avec le temps et l'évolution de mes recherches, je fais un constat : le concept d’ingénierie relationnelle, bien qu’essentiel, reste limité. Il porte sur l'idée de la relation entre les personnes, en omettant des dimensions plus vastes qui influencent ces interactions. Or, l’être humain ne se limite pas à ses relations. Il est un acteur au sein de systèmes complexes, et lui-même constitue un système relationnel dynamique, influencé par des croyances, des émotions, des normes sociales, des interactions culturelles, mais aussi par des structures organisationnelles et institutionnelles.

À travers mon travail de structuration de la médiation professionnelle, j’ai affiné des techniques favorisant la qualité relationnelle, telles que l’altérocentrage, la restitution de sens, et les modèles transactionnels pour dépasser les blocages émotionnels et cognitifs. J'ai créé en 1987 le modèle SIC, en 2024 les inventaires NEXUS pour la qualité relationnelle et la prévention des RPS, dans une perspective d'entente sociale et de QVT. Mais il est devenu évident que ces approches nécessitent d’être intégrées dans une perspective plus large : celle de l’ingénierie systémique et relationnelle.

Pourquoi l’ingénierie systémique et relationnelle ?

Parce que les personnes humaines ne sont pas isolées dans leurs échanges. Elles sont prises dans des réseaux d'interactions interdépendants, qui englobent leurs relations interpersonnelles, leurs schémas de pensée, leurs croyances, et les systèmes dans lesquels elles évoluent (famille, entreprise, société, institutions, etc.). Ignorer ces systèmes, c'est réduire la portée de la médiation à une simple résolution de conflit ponctuel. Au contraire, en prenant en compte la dimension systémique, nous permettons un travail qui agit sur les structures, les dynamiques organisationnelles et les représentations des individus.

L’ingénierie systémique et relationnelle permet d’intervenir :

  • Sur les individus : en explorant leurs représentations mentales, leurs croyances limitantes, et les blocages émotionnels.
  • Sur les systèmes : en prenant en compte les interactions entre les acteurs, les structures organisationnelles et les dynamiques culturelles.
  • Sur les interactions : en favorisant la reconnaissance mutuelle, la responsabilisation et la création de nouveaux possibles dans les relations humaines.

En passant de l’ingénierie relationnelle à l’ingénierie systémique et relationnelle, j’ouvre le champ de la médiation professionnelle à une approche globale et intégrée, qui reconnaît que les interactions humaines sont influencées par des systèmes multiples.

Cette approche systémique est essentielle pour accompagner les personnes à la fois dans leur réflexion individuelle par rapport aux systèmes qui les façonnent et dans leur participation à la transformation des structures sociales et professionnelles.

Venez à l'EPMN découvrir l'ingénierie systémique et relationnelle. C'est une évolution nécessaire pour répondre aux défis du monde contemporain, où les relations humaines sont influencées par des systèmes de pensée, de représentations émotionnelles, expérientielles et rationnelles pour créer et faire vivre les organisations.

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La Théorie de l’Ajustativité Générale – TAG : vers une nouvelle compréhension du monde

On a souvent dit que votre cerveau fonctionne selon des modes prédictifs… et si c’était faux ? En réalité, votre cerveau interagit seulement comme un autodidacte de l’ajustement immédiat.

Depuis bientôt 30 ans, j’ai engagé une réflexion pour mieux comprendre les phénomènes relationnels, sous toutes les formes. Pendant tout ce temps, j’ai établi des liens entre les différents domaines de connaissances. C’est ainsi que j’ai conçu plusieurs modèles. La géométrie m’a servi de moyen de structuration, avec une figure très simple, mais qui l’emporte en complexité, puisqu’elle se définit comme un bi-tétraèdre stellaire (observable comme une stella octangula désimbriquée) ceinturée par un ruban qui en suit la logique d'inversion (lequel se comporte alors comme un ruban de Listing/Möbius). Grâce à cet instrument, j’ai élaboré des processus, façonné des techniques, développé des outils et des méthodes, initié une profession, celle de médiateur professionnel. J’ai imaginé un nouveau paradigme avec un référentiel culturel, celui de la qualité relationnelle et l’ingénierie systémique relationnelle®. Enfin, j’en suis revenu à ma réflexion initiale sur la représentation du temps et de ses imbrications avec la conscience. Au fil de ce cheminement, une évidence s'est imposée : les phénomènes que j'observais relevaient tous d'une dynamique d'ajustement immédiat. Le modèle systémique des interactions en communication est devenu la base de l’ensemble des méthodes, techniques et processus que j’ai conçus qui ont permis à des milliers de personnes de mieux structurer leurs pensées et à un grand nombre de faire face aux phénomènes conflictuels qu’au mieux elles géraient et que désormais elles ont pu résoudre.

L'ajustativité

Le principe d'ajustement immédiat, ses opérations, ses critères

Le fait premier

Dans toute interaction, ce qui se produit est un ajustement. Une voix baisse à mesure que l'autre s'élève. Un corps se déplace d'un quart de tour. Une phrase se reprend en cours d'énonciation, parce que le visage en face a bougé. Le matériau de l'observation est là, entier, disponible : des conduites qui se règlent les unes sur les autres, à la vitesse de la situation. Ce fait est premier au sens strict. Il précède toute interprétation. Il s'observe, se décrit, se documente. Il constitue le sol de tout ce qui suit.

L'ajustement immédiat

Un joueur de tennis de table forme sa frappe pendant que la balle vient. Sa vision périphérique, sa posture, la mémoire de l'échange précédent et la lecture de l'adversaire opèrent ensemble, dans le même geste. La réponse se compose dans la situation, à la mesure de ce qui s'y présente. Un conducteur en montagne règle sa vitesse virage après virage, sur l'état de la chaussée, la lumière, la charge du véhicule. Un médiateur reprend un mot que l'une des parties vient de prononcer et le rend disponible à l'autre. Trois situations, une même opération : plusieurs modalités de traitement sont mobilisées simultanément et produisent une conduite unique, ajustée à l'état présent du système. C'est l'ajustativité.

L'organe de l'ajustement

La personne qui s'ajuste le fait avec son organisme entier, et le système nerveux réalise cette opération. La déduction est directe : l'ajustativité a un siège, et ce siège est le cerveau, en liaison continue avec le corps et le milieu. Ce que la physiologie établit va dans ce sens, terme à terme. Les boucles sensori-motrices opèrent aux échelles de temps de la situation. Une correction spinale intervient en quelques dizaines de millisecondes, une correction transcorticale autour du dixième de seconde. Un geste de saisie se corrige en cours d'exécution, alors qu'il est déjà lancé. Le cervelet règle le décours temporel du mouvement pendant que le mouvement se fait. La convergence multimodale est permanente. Vision, proprioception, appareil vestibulaire, audition alimentent ensemble une conduite unique. L'intégration se produit en continu, et la conduite qui en résulte porte la trace de toutes ces entrées à la fois. La plasticité est dépendante de l'activité. L'efficacité des connexions se modifie par l'activité elle-même. Chaque ajustement laisse une trace qui modifie l'état à partir duquel s'opère l'ajustement suivant. C'est le mécanisme par lequel l'enfant qui a chuté devient l'adulte qui marche, et c'est le même mécanisme qui opère dans l'échange de tennis de table et dans la séance de médiation. Le cerveau est ainsi l'organe de l'ajustativité : un système qui compose une conduite à partir de ce qui lui parvient et qui se modifie par cette composition même. La doctrine relationnelle et la physiologie se rejoignent sur cette opération unique.

La primauté de l'ajustement

L'ajustement est premier à deux titres, l'un et l'autre établis. Dans l'ordre de ce qui s'observe. Une conduite se donne comme réglage en cours : la trajectoire corrigée, la phrase reprise, la posture déplacée d'un quart de tour. C'est le matériau direct, accessible à la description, à l'enregistrement, à la mesure. Ce qui s'énonce ensuite sur l'organisation interne se construit à partir de ce matériau, par inférence. L'ajustement est le donné, et il fonde ce qui s'en déduit. Dans l'ordre de ce qui se constitue. La plasticité dépendante de l'activité impose une succession : l'activité précède la modification qu'elle produit. Un répertoire disponible est le dépôt des ajustements accomplis. L'enfant règle son équilibre, et ce réglage exercé installe la disposition à tenir debout. Cette antériorité s'observe dès avant l'expérience du milieu. Les circuits visuels se structurent, chez le fœtus, sous l'effet d'une activité spontanée — les vagues rétiniennes — qui organise les cartes corticales avant toute image reçue. L'architecture se forme par l'activité, dès l'origine. Deux sens, une même position : l'ajustement est ce qui se donne et ce qui constitue.

Le temps de l'opération

L'action se déploie dans un présent qui a de l'épaisseur. Percevoir, engager, corriger y coexistent. La frappe commence pendant que la trajectoire s'établit ; la correction s'insère dans le mouvement déjà lancé. L'apprentissage dépose des dispositions disponibles. La situation appelle ces dispositions ; l'ajustement les recompose selon ce qu'elle présente. Chaque état ainsi produit devient l'état auquel l'ajustement suivant se règle. Le temps de l'action est cette superposition opérante : un fonds acquis, une situation en cours, une conduite qui se forme entre les deux.

La description après coup

L'observateur qui dispose du résultat construit un modèle qui rend compte de la conduite. Il montre que la frappe était optimale, que la trajectoire était la meilleure disponible, que la reformulation venait au bon moment. Ce modèle a sa valeur : il éclaire, il enseigne, il permet la comparaison. Sa place est l'analyse. La place de la conduite est la situation. Chacune tient son rang, et l'ajustativité désigne ce qui se passe du côté de la situation, dans le temps où l'action se règle.

Poincaré : le geste de construction

Henri Poincaré (1854-1912) a établi, sur quatre points distincts, ce qui fonde la primauté de l'ajustement. Sa pensée est ici une référence directe. Le fait devient science par un acte. La formule est célèbre : <cite>« On fait la Science avec des faits comme une maison avec des pierres »</cite>, et l'accumulation reste un tas aussi longtemps que la construction n'a pas eu lieu. Poincaré désigne ainsi une opération : quelqu'un ordonne, choisit, dispose. C'est un ajustement conduit sur un matériau, et c'est lui qui produit la connaissance. Le savant choisit ses faits. Poincaré consacre au choix des faits un développement entier : les faits sont innombrables, le savant retient ceux qui sont féconds, ceux qui rendent d'autres faits intelligibles. Ce choix s'exerce en situation, sur l'état présent de la science, et il engage la responsabilité de celui qui l'opère. L'hypothèse est une convention adoptée pour sa commodité. Les principes de la mécanique sont, chez Poincaré, des conventions choisies parce qu'elles servent — révisables lorsque de meilleures se présentent. Le cadre lui-même s'ajuste. La sensibilité aux conditions initiales. Sur le problème des trois corps, Poincaré établit mathématiquement que des différences infimes dans l'état initial engendrent des écarts considérables dans l'état final. La conséquence est directe et positive : dans les systèmes qui présentent cette sensibilité, la conduite efficace procède par régulation continue, réglée sur l'état effectivement observé à chaque instant. L'invention procède par intuition. <cite>« C'est par la logique qu'on démontre, c'est par l'intuition qu'on invente »</cite> : Poincaré distingue le régime de la démonstration, qui déroule, et celui de la trouvaille, qui compose. La composition en situation est un mode de connaissance à part entière, et Poincaré l'a placée au principe de l'activité scientifique. Ces quatre thèses convergent : le savoir se produit par un geste ajusté, exercé sur un matériau, par quelqu'un qui se tient dans la situation.

La décision est un acte

Le calcul délivre un degré. Il gradue, il pondère, il hiérarchise les vraisemblances. C'est son office, et il l'exerce bien. La décision accomplit un acte. Elle tranche, elle engage, elle produit des effets irréversibles sur des personnes. Le passage du degré à l'acte est un choix, tenu par celui qui décide. Il porte sur le seuil retenu, sur le type d'erreur consenti, sur les intérêts protégés. Poincaré en donne la mesure : les pierres sont là, la maison procède du geste qui les assemble. Un faisceau d'indices fonde une présomption ; la déclaration de culpabilité est un acte de justice, et cet acte appartient à celui qui l'énonce.

La conduite d'une médiation

L'intervention se règle sur ce qui se présente. Le praticien travaille le matériau disponible dans la séance : les termes employés, les intentions attribuées, les attentes formulées, les places occupées. Les opérations sont conduites, et chacune modifie l'état du système :
  • rendre visibles les prêts d'intention — l'une des parties énonce ce qu'elle prête à l'autre, et l'entend énoncé ;
  • l'altérocentrage — la parole se déplace vers l'expérience de l'autre partie, décrite par elle ;
  • la déprise — le praticien conduit le desserrement d'un attachement qui structurait la position ;
  • le donner-prise — l'intervenant offre à la relation un appui sur lequel les parties peuvent se régler.
Chaque opération crée un état nouveau. L'opération suivante s'ajuste à cet état. La conduite d'une médiation est cette suite d'ajustements conduits, où le praticien règle son intervention sur ce que la précédente a produit.

Les critères

La doctrine se juge à ses effets, selon quatre critères déclarés.
Critère Contenu
Effet le différend est résolu
Reproductibilité un autre praticien formé obtient le même type de résultat
Transmissibilité le procédé s'enseigne et s'acquiert en formation
Autonomie les parties conduisent seules les ajustements suivants
Ces critères sont exigeants et vérifiables. Ils portent sur des situations réelles, documentables, comparables entre praticiens. Ils constituent le régime de preuve propre à une doctrine d'intervention.

Portée

Le principe d'ajustement immédiat s'applique partout où des personnes interagissent en situation ouverte. Conduite des différends. L'intervention se déploie comme une suite d'opérations réglées sur l'état présent de la relation, ce qui produit une résolution plutôt qu'une gestion. Formation. Le praticien s'exerce à la lecture de l'état présent, à la reconnaissance des matériaux disponibles et à l'enchaînement des opérations. Ces compétences s'acquièrent par la pratique commentée. Organisation. Les dispositifs collectifs gagnent en efficacité lorsqu'ils ménagent des marges de régulation en situation, tenues par les personnes qui occupent la situation. Décision. L'énonciation explicite du seuil, du type d'erreur consenti et des intérêts protégés rend la décision discutable, révisable, et attribuable à qui la prend.

Programme

Quatre chantiers se dessinent, tous accessibles. Le répertoire. Décrire finement des séances conduites, opération par opération, pour établir la liste des ajustements praticables et les états qu'ils produisent. L'enchaînement. Formaliser les suites d'opérations, de manière qu'un praticien formé retrouve, dans une situation nouvelle, l'opération appelée par l'état présent. Les résultats. Documenter les issues selon les quatre critères, sur un volume de cas suffisant pour établir la reproductibilité. L'architecture. Le siège physiologique de l'ajustativité ouvre un programme expérimental, dont trois propositions sont décidables par la mesure :
  • établir des situations où une conduite se compose à mesure, et mesurer le décours de l'activité qui l'accompagne ;
  • éprouver la part de la correction qui s'exerce à partir du signal présent, au moyen de protocoles où ce signal est manipulé en cours de mouvement ;
  • construire un modèle de l'ajustement immédiat qui rende compte des latences observées, et le confronter aux données existantes.
Ces travaux relèvent des neurosciences et se conduisent avec leurs instruments. Ils portent sur des énoncés que l'expérience tranche, ce qui les rend fructueux.

Conclusion

L'ajustativité désigne une opération observable : la formation d'une conduite dans le temps même de la situation, par mobilisation simultanée de ce qui est disponible. Le cerveau en est l'organe, et la physiologie de la plasticité et des boucles sensori-motrices en décrit le fonctionnement. L'ajustement est premier dans l'ordre de ce qui s'observe et dans l'ordre de ce qui se constitue. Ces deux titres sont acquis, et ils portent l'ensemble. Elle fonde une doctrine d'intervention, dont les opérations sont nommées, l'enchaînement transmissible et les résultats vérifiables. L'action se règle à mesure. C'est ce réglage qui s'enseigne, et c'est par lui que les différends se résolvent.

Si vous en souhaitez plus… n'hésitez pas à me l’indiquer… dans tous les cas, en théorie, tout est possible et ça peut se vérifier en pratique.


  1. Etude systémique des interactions en communication https://www.etudesic.com/
  2. EPMN.fr
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Faire face à la détérioration relationnelle en entreprise

Vous n'y prêtez pas forcément attention quand une relation se dégrade, mais les conséquences peuvent être dramatiques. Les Médiateurs Professionnels habilités QRT par l'EPMN sont formés à ce référentiel. Ils maitrisent les techniques et outils pour travailler la qualité relationnelle. Ils ne font pas de la "gestion de conflit" : ils identifient les facteurs de la dégradation des relations et savent faire un travail de transfert pédagogique.
La qualité relationnelle est ainsi associée aux pratiques les plus opérationnelles dans le champ des relations humaines. Elle est issue de l’ingénierie relationnelle. C’est une exclusivité des formations de l’EPMN, dont le creuset est le CREISIR…
La qualité relationnelle concerne autant la pédagogie que le management, la culture d’entreprise, l’accompagnement des changements que la conduite des projets, le dialogue social, la responsabilité sociétale, l’éthique, les relations clients-fournisseurs. Dans la représentation de la culture d’entreprise et de la régulation des comportements, la qualité relationnelle outille des savoir-faire et quand les choses se compliquent, le DMPI est encore une instrumentation interne à l’entreprise.
Les intervenants spécialisés et exclusifs de la QRT sont les Médiateurs Professionnels habilités formateurs par l’EPMN. Ils sont membres de la CPMN ; c’est ainsi une garantie de la performance des professionnels de la QRT.
Le contenu de l’intervention se décline en 6 phases :
  1. 2 jours formation présentielle
  2. 1 jour de retour d'expérience
  3. suivi possible d'Ateliers de pratique APQR
  4. l'étude SIC. Elle est facultative mais facilitatrice avant la formation présentielle. Possible de la faire après la formation, mais elle est plus pédagogique avant. L'étude SIC est un outil qui permet d'aborder la thématique du potentiel de qualité relationnelle...
  5. Memento Qualité Relationnelle au Travail ; c'est le support de cours. Allez, j'envisage une version pour l'école : la QRE !
  6. Distanciel / Elearning : indissociable de la prestation globale. C'est un suivi post formation, avec vidéo, textes et questionnaires de validation des connaissances acquises par thématique.
Votre interlocuteur est exclusivement l’EPMN:
Tel. 05 56 92 97 47
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Entente Sociale versus Contrat Social ?

Je vous propose une réflexion sur un changement de paradigme : passer du modèle juridique au modèle de la qualité relationnelle ; passer d'un modèle gestionnaire de l'adversité à un modèle de promotion de l'altérité ; passer du contrat et du contrat social au paradigme de l'entente et de l'entente sociale. Autrement dit aussi, passer d'une représentation des relations fondées sur des mythes : l'homme est bon ou mauvais ; à une représentation des relations fondées sur une réalité : l'homme ne sait pas.
En attendant mon ouvrage Dictionnaire de la médiation professionnelle et de l'ingénierie relationnelle (à paraître en juin chez ESF).
Pourquoi faut-il dépasser le modèle du Contrat et du juridisme ? Par les observations que j’ai réalisées, j’ai pu constater que l’Entente est indissociable de toute relation établie. J'en ai fait le paradigme de la Médiation Professionnelle et de l'Ingénierie relationnelle. Chacun peut faire le même constat : sans entente, pas de relation de confiance, pas de relation durable, pas d’organisation. L'entente est un préalable à tout contrat. L’entente puise sa dynamique dans la spontanéité relationnelle. Lorsque l'entente se détériore, la qualité relationnelle l’accompagne. Ce n'est pas le contrat qui se dégrade quand une relation ne va plus, c'est l'entente qui s'est détériorée. Ainsi, c'est une erreur, par une vue de l'esprit qui se trompe, que de chercher à résoudre un différend par l'interprétation du contrat, puisque celui-ci n'a subi aucune dégradation ; il faut en revenir à l'entente. C'est donc un changement de paradigme. L’entente est une condition d’un projet, même si elle ne conduit pas nécessairement à un projet. Elle se manifeste dans la vie quotidienne. Elle s’exprime quand, dans la rue, une personne demande à une autre son chemin. L'entente est présente quand nous discutons avec un inconnu et qu’après un moment agréable nous terminons la discussion sans demander à revoir la personne. Elle est dans l’échange avec le commerçant duquel on reçoit un conseil. Elle est en amont d’une volonté implicite ou explicite. L’entente n’en appelle pas aux éléments du droit. Elle est donc aussi au-delà de tout contrat et de l’affectio-societatis. L'entente est l'un des fondamentaux des relations. Elle est un des piliers du sens de la vie, avec l'altérité et l'usage de la raison. Un nouveau paradigme = une nouvelle profession Le contrat et, donc, le contrat social n'est qu'une conséquence d'une entente et pour bien vivre en société, ce qu'il convient de garantir n'est pas le référentiel du contrat, mais d'en revenir aux fondamentaux de l'Entente. C'est ainsi que les Médiateurs Professionnels (CPMN) sont en charge de soutenir l'instauration, l'entretien ou la restauration des conditions de l'entente, en vue d'aider les personnes à définir ou redéfinir leur projet relationnel - un conflit n'étant rien d'autre, dans son issue, qu'un projet relationnel clarifié. ____ Mots clés : médiation professionnelle, qualité relationnelle, ingénierie relationnelle, #QRT entente et entente sociale.
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L’AFNOR s’intéresse à la Médiation professionnelle

Pourquoi le Groupe AFNOR s'intéresse-t-il à la Médiation Professionnelle ? Lors du Symposium de la Médiation qui s'est tenu à Lille l'année dernière (2017), M. Jean-Philippe CERRUTI, ingénieur Développement pour le groupe AFNOR, est venu dire aux Médiateurs Professionnels, pourquoi l'AFNOR s'intéresse à la médiation professionnelle. Les mutations sociétales qui s'opèrent en France et dans les pays industrialisés ne peuvent plus être abordées de manière technocratique, souligne M. J-P CERRUTI Le développement de la médiation professionnelle qui m'a conduit à l'identification des techniques d'ingénierie relationnelle et à définir la qualité relationnelle comme contribution réelle du médiateur professionnel, s'impose comme instrumentation adaptée à la poursuite du travail des ingénieurs AFNOR. L'ensemble des processus qualité sont à enrichir de cette approche à laquelle il apparaissait trop audacieux de s'intéresser voici encore quelques années. M. J-P CERRUTI s'est exprimé très clairement sur ce sujet. En voici le contenu vidéo de la discussion que j'ai eue avec lui lors de ce symposium : https://youtu.be/JkDYM8TwHuE?si=F9hHFo99CaUd1Kh4  
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Foire de Paris : L’ingénierie relationnelle au service des visiteurs et exposants

Pour la 7ème année consécutive, les médiateurs professionnels sont à la Foire de Paris. Comme tous les ans, ce sont une trentaine de médiateurs professionnels et de médiateurs en formation qui se relayent pour intervenir sur les litiges, petits ou gros, qui surviennent entre les visiteurs et les exposants. Il est intéressant d'observer la dynamique […] Lire la suite de cet article sur l'Officiel de la Médiation
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Médiateur professionnel

Définition Un médiateur professionnel est quelqu'un qui vous permet de sortir de vos sentiers battus, de laisser derrière vous vos idées reçues, c'est un agitateur neuronal. Le médiateur professionnel doit savoir vous entraîner au delà des limites de votre imagination. Médiateur professionnel ? C'est la profession du XXI ème siècle. La formation à la médiation professionnelle est dispensée exclusivement à l'EPMN Ecole Professionnelle professionnelle de la médiation et de la Négociation www.epmn.fr
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