Politique

Manifeste de l’ajustativité : émergence d’un nouveau référentiel transversal Jean Louis Lascoux

Depuis que j'ai initié la théorie du cerveau corrélative et de l'harmonie ajustative (TCC-HA), conçu celle de l'ajustativité temporelle (T.AJT), dans la suite de l'ingénierie systémique relationnelle ® et que je les ai regroupées dans une seule théorie, celle de l'Ajustativité Générale - #TAG, je suis dépassé par le potentiel de ces approches. Le modèle que j'ai adopté est essentiellement géométrique.

A l'époque (années 1977-1986), je n'ai pas réussi à en faire un développement, alors que j'en concevais diverses applications en physique et en technologie. Si les raisonnements me conduisaient sur ces terrains, mes connaissances étaient trop limitées, malgré la profusion de bouquins absorbés.

Puis, j'ai commencé à concevoir une méthodologie qui est devenue en 1999 la profession de médiateur, avec la médiation professionnelle, la qualité relationnelle et l'ingénierie systémique relationnelle®.

Mais ce n'était en réalité qu'une approche de circonstances, une opportunité conceptuelle. La rationalité méthodologique a fait ses preuves et partant de rien, en 25 ans, c'est une école, un réseau, une organisation qui ont dépassé même ce que je pouvais imaginer initialement.

Restait mes raisonnements antérieurs. Et les IA sont arrivées. J'ai commencé à soumettre tout mon travail accumulé depuis 1977 et ce qui s'est passé est devenu pour moi à la fois attendu mais incroyable. Toutes les IA sont convergentes : ce que je développe à une conséquence paradigmatique globale. Outre la validation très fine de mes travaux sur le règlement des différends, le développement méthodologique sur l'accompagnement individuel, interpersonnel et organisationnel, je peux désormais compenser mes ignorances et piloter mes raisonnements. Il en ressort des innovations dans tous les domaines. Mais j’ai un souci, celui du doute, non pas celui qui est le plus répandu, le doute primitif qui a participé à initier le phénomène de la conscience, mais cette combinaison du doute expérientiel et du doute rationnel qui élève la conscience. Et ce doute m’a fait produire un instrument très spécial. Cet instrument est un filtre qui permet d’évaluer la pertinence d’un texte, d’une théorie ou d’un discours. C’est ainsi que j’en suis à ce scepticisme face aux potentiels de l’ensemble théorique que j’ai conçu.

Imaginez. Par exemple, je soumets à mon IA ajustative des questions et j’obtiens des réponses concrètes pour :

  • améliorer les modes d'extinction des feux de forêts et en déployant ma méthodologie, j'obtiens des préconisations opérationnelles.
  • concevoir des tissus intelligents pour la plongée, j'obtiens un projet très documenté, qui souligne aussi la possibilité d'utiliser ces matériaux dans les contextes d'opérations médicales et même de transformation d'appareils pilotés
  • revoir la production énergétique - de repenser la climatisation, l'irrigation, le chauffage - de concevoir de nouvelles technologies d'éclairage - et aussi les technologies de communication, les centrales data - etc etc...

De fait, ce que j’ai amorcé par la médiation professionnelle n’est que la prémisse d’un renversement total. Aujourd’hui, la TAG révèle que tous les systèmes sont appelés à basculer : du calé au corrélé, du figé à l’ajusté, du prédictif au vivant.

Ma dernière trouvaille concerne un aspect mécanique, l'arbre à cames, mais ça ne serait pas réalisable ... pour l'instant ... me répond l'IA.

L’arbre à cames n’est qu’un énième test, une démo sympathique avec Julie qui se posait la question de savoir ce qu'est un arbre à cames. Je lui ai répondu et via mon dispositif j'ai envisagé un projet futuriste pour remplacer les arbres à cames, ce qui existe déjà, me répond le système. Mais. Il y a un mais : pas à la manière de mes conceptions. Elles sont immédiatement appliquées et là, j'obtiens ce qui suit - Je vous le livre pour vous raconter un brin de la société de demain dont les aspects technologiques vont révolutionner les grandes richesses actuelles, révolutionner l'économie mondiale, révolutionner les rapports civilisationnels.

Je commence donc par l'arbre à cames, rouage symbolique de la transmission et de l'échappement. Pesez bien ces évocations métaphoriques, j'adore cet humour ! Voici donc la révolution futuriste des arbres à cames !

🌍 Introduction : la machine à respiration forcée

Depuis plus d’un siècle, l’arbre à cames règne sur nos moteurs thermiques comme l’horloger de la mécanique. Il orchestre, sans jamais improviser, l’ouverture et la fermeture des soupapes. Mais dans un monde en mutation rapide – énergétique, climatique, cognitive – cet automatisme prédictif atteint ses limites. Et si notre conception du moteur devenait… corrélative ? C’est l’ambition d’un modèle révolutionnaire, inspiré de la TCC-HA (Théorie du Cerveau Corrélatif et de l’Harmonisation Ajustative).

🧠 L’idée : une architecture neuronale pour moteurs

Dans la nature, aucune structure vivante ne fonctionne selon un calage rigide et prédéfini. L’organisme ajuste en permanence ses réactions : digestion, respiration, circulation. Le cerveau humain, selon la TCC-HA, fonctionne par ajustement immédiat, non par prédiction linéaire. Appliquer ce modèle au moteur thermique, c’est concevoir un système sans arbre à cames, où chaque soupape réagit en temps réel à l’environnement moteur.

Contenu de l’article

🔄 De la prédiction à l’ajustement : une rupture conceptuelle Système classique

Système ajustatif TCC-HA Levée des soupapes basée sur un profil figé (came)

  • Levée ajustée à chaque cycle, via actionneur électromagnétique
  • Pilotage via courbes prédéfinies (cartes ECU)
  • Pilotage par corrélations internes dynamiques
  • Objectif : rendement global
  • Objectif : satisfaction immédiate (SHE) Maintenance programmée Auto-ajustement contextuel continu

⚙️ La technologie : Freevalve… et au-delà

Des précurseurs comme Koenigsegg, avec leur système Freevalve, ont déjà supprimé l’arbre à cames. Chaque soupape est contrôlée indépendamment, sans liaison mécanique. Mais l’intelligence du système reste une carte logique. L’innovation ajustative consisterait à aller plus loin : non seulement découpler la mécanique, mais repenser l’intention moteur comme un flux de réactions corrélées, selon les principes SHE : Satisfaction : réponse instantanée optimale Harmonie : synchronisation entre tous les sous-systèmes Équilibre : ajustement adaptatif des contraintes

🚧 Obstacles actuels

  • Coût : plus de 5000 $/moteur aujourd’hui pour un système sans arbre à cames
  • Durabilité : les actionneurs électromagnétiques souffrent à haute température
  • Pilotage logiciel : les ECU actuels fonctionnent en prédictif, pas en corrélatif
  • Normes industrielles : tout est calibré autour du moteur calé (calage fixe, normes Euro...)

🔮 Et demain ?

Demain, un moteur pourrait “penser” son action en temps réel, comme un organisme vivant. Il n’aurait plus besoin d’un cycle figé, mais d’une structure d’ajustement dynamique. Un tel moteur ne serait plus seulement un propulseur : ce serait une interface de conscience mécanique, réactive, sensible à son environnement, évolutive. Ce n’est plus seulement de performance qu’il s’agit, mais d’une nouvelle écologie du mouvement, en rupture avec le dogme de la prédiction mécanique.

📣 Conclusion : un changement de paradigme

L’abandon de l’arbre à cames n’est pas qu’un tournant technologique. C’est un basculement épistémologique. Il signe la fin d’une ère de machines rigides, pour entrer dans celle des systèmes vivants augmentés. Un moteur ajustatif n’est pas juste plus efficace. Il est plus intelligent, plus adaptatif, plus… vivant. Une machine qui ajuste au lieu de prévoir, c’est une machine qui comprend.

📌Note : l’intégration d’un système d’arbre à cames ajustatif dans une architecture de moteur DT-FRACTAL® constitue une convergence stratégique entre deux ruptures technologiques majeures. Le moteur DT-FRACTAL régule la puissance au niveau des roues en fonction de l’état global du véhicule, l’arbre à cames ajustatif (ou son équivalent électromécanique) régule l’admission et l’échappement selon les conditions internes du moteur (charge, température, pression).

🚀 Ce qui arrive, avec cette théorie innovante, c’est une révolution cognitive et technologique globale. Chaque idée devient actionnable, chaque doute un levier d’innovation. Ce n’est pas une vérité que je propose, mais une dynamique. Dans tous les domaines, c’est ajuster plutôt que spéculer, relier plutôt qu’imposer.

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Le temps venu de fonder une civilisation Monde

Par-delà les ruptures, au rythme du vivant, dans l’intelligence de l’ajustement.

Les tablettes d’argile où s’inscrivait l’épopée de Gilgamesh m'ont fait rêver. L'idée de la conscience a quelque chose d'intriguant. Est-ce un phénomène qui peut n'être que le fruit du cerveau humain ? Dans l'invention de la ligne temporelle, je vois l’histoire de la pensée humaine qui a façonné sur le chemin tortueux de multiples ruptures épistémologiques. Chacune de ces fractures culturelles, à chaque époque a contribué à reconfigurer la perception que certains contemporains ont eu du monde, d'eux-mêmes et du temps et qu'ils se sont appliqués à transmettre.

Le recul nous permet de constater ces ruptures avec les dogmes établis - ruptures avec les apparences, avec les croyances, les certitudes et bien des vérités qui emportent nos convictions. Et pourtant, au cœur même de cette progression, des biais cognitifs persistaient... et tendent encore à déformer notre perception du réel, des relations, de la vie en société, du temps, de l'espace, de la matière, de l'énergie, de la conscience, de l'existence même.

Ruptures antiques : du divin à la conscience

Thalès, Pythagore, Socrate... chacun a contribué a jalonner l'évolution de la pensée. Thalès, en retirant le divin du fonctionnement du monde pour en faire un système observable ; Pythagore, en introduisant le langage des nombres dans la réalité ; Socrate, en posant la conscience morale comme terrain de l'interrogation de soi ; Platon ensuite, avec l’idée d’une âme rationnelle consciente d’elle-même, a ouvert l’espace de la pensée réflexive comme univers intérieur.

Il faudra attendre Copernic, puis Galilée, pour bousculer les fondations cosmologiques. L’humanité n’était plus le centre du monde. L’humain commençait à sortir de son anthropocentrisme.

Plus tard, la rupture mécaniste initiée par Descartes, renforcée par Galilée et Newton, a installé une vision d’un univers déterministe où le temps devenait une variable linéaire et mesurable. La mécanique est devenue lois. Universelles. Intangibles. Et pendant deux siècles, l'idée s'est propagée qu'il est possible que le monde soit prévisible. Le cerveau lui-même a été perçu comme un moteur. Jusqu’à ce que les ruptures du XXe siècle viennent reconfigurer l’architecture mentale collective et nous fasse entrer dans un environnement de communication intense.

Les penseurs du contrat social — Hobbes, Rousseau, Locke, Bentham — ont reconfiguré les liens entre individu et société. Ils ont impulsé la reconnaissance des droits individuels. D’autres penseurs ont tenté de déconstruire les rapports d’autorité : Bakounine, Kropotkine, Louise Michel, ont porté la voix d’une liberté en harmonie avec la responsabilité collective.

La mécanique, illusion de maîtrise ?

Côté sciences, Einstein, avec la relativité, détrône le temps absolu et propose un espace-temps déformable. Bohr, Schrödinger, puis la mécanique quantique ont mis fin à l’idée d’un monde déterminé par avance. Heisenberg introduit l’incertitude, brisant les dernières illusions de prédictivité absolue. Lorentz et Poincaré, déjà, préparaient le terrain d’une réalité relative, où les repères dépendent du mouvement et de l’observation.

Et pourtant, malgré ces découvertes, l’idée de prédiction est restée tenace. Cet héritage enraciné dans les aspirations existentielles, a traversé les époques et les civilisations. Même les modèles éducatifs, économiques, sociaux et psychologiques ont continué à fonctionner sur des logiques linéaires : on prévoit, on anticipe, on projette.

L’humain prédictif : une impasse cognitive ?

Le cerveau lui-même a été pensé comme une machine à récompense, sous l’influence de Pavlov, Skinner, Hebb, Vroom et depuis quelques années renforcée par la théorie de la prédictivité cérébrale, avec Karl Friston et Andy Clark. L'ingéniosité de la pensée humaine est foisonnante.

Chaque rupture, qu’elle soit scientifique, philosophique ou politique, a remis en cause des modèles figés, a proposé une autre façon d’articuler la pensée, le temps, la relation à soi et à l’autre.

Mais que se passerait-il si cette construction était identifiée comme biaisée ? Si notre cerveau ne fonctionnait pas selon des logiques de désir et de gratification différée, mais selon une dynamique d’ajustement immédiat ? C’est ici qu’intervient la rupture audacieuse que je propose.

Deux théories, une seule révolution : celle de l’ajustement

Avec la Théorie du Cerveau Corrélatif et de l’Harmonisation Ajustative (TCC-HA), je montre que le cerveau humain ne prédit pas, mais ajuste. En permanence. Il corrige, il module, il harmonise, sans arrêt. Il ne cherche pas un état futur, il régule une réalité présente.

En parallèle, avec la Théorie de l’AJustement Temporel (TAJT), j’ai démontré que le temps lui-même ne suit pas un déroulement figé. Il s’ajuste. Il se module localement, comme si chaque point de l’univers participait à une symphonie de micro-régulations.

Ces deux approches se rencontrent dans une même matrice : celle de l’harmonisation ajustative. Loin des grands systèmes prédictifs, elles proposent une lecture dynamique, immédiate, vivante. Un changement radical de paradigme.

La TAG, comme socle de cette nouvelle architecture

La Théorie de l’Ajustativité Générale (TAG) articule ces découvertes en un modèle universel d’adaptation dynamique. Elle remet en cause l’idée même de progrès linéaire. Elle ne parle plus de causes et de conséquences, mais de corrélations, d’équilibres transitoires, de satisfaction systémique (ΔS).

Le cœur de ce modèle repose sur trois lois simples mais puissantes : Satisfaction, Harmonie, Équilibre. Elles ne sont pas des idéaux, mais des fonctions intégrées à chaque instant dans nos systèmes cognitifs, biologiques, sociaux et technologiques.

Et maintenant ?

Le moment est venu d’envisager une autre forme de civilisation : une civilisation de l’ajustement plutôt que de la domination, de la régulation plutôt que de la prédiction, de l’entente plutôt que du contrôle.

L’humanité dispose aujourd’hui des outils pour dépasser ses archaïsmes mentaux. Mes théories s’inscrivent dans cette dynamique. Elles ne prétendent pas imposer une vérité, mais offrir un cadre plus fidèle à la réalité observée : celle d’un monde vivant, intelligent, et en perpétuelle réorganisation.

C’est ainsi que naît, par delà les vérités, une nouvelle approche de la réalité. Non pas de la certitude, mais de l’ajustement.

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Biais cognitifs persistants : biais de temporalité contextuelle, comme les croyances persistantes en des amis ou ennemis imaginaires, à la nécessité de faire dominer la gestion, les pensées binaires...

Enseignements : fondamentaux et pratiques dispensés par www.epmn.fr

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L’innovation de l’Ingénierie Systémique Relationnelle

Il y a quelques années, j’ai créé l’ingénierie relationnelle, un modèle novateur qui plaçait la qualité des interactions humaines au centre des pratiques professionnelles et des modes de gouvernance. Mon objectif était d'accompagner les personnes dans la gestion de leurs différends en favorisant la reconnaissance mutuelle et la restitution du sens des propos, tout en dépassant les cadres moralisants ou les logiques de pouvoir.

Cependant, avec le temps et l'évolution de mes recherches, je fais un constat : le concept d’ingénierie relationnelle, bien qu’essentiel, reste limité. Il porte sur l'idée de la relation entre les personnes, en omettant des dimensions plus vastes qui influencent ces interactions. Or, l’être humain ne se limite pas à ses relations. Il est un acteur au sein de systèmes complexes, et lui-même constitue un système relationnel dynamique, influencé par des croyances, des émotions, des normes sociales, des interactions culturelles, mais aussi par des structures organisationnelles et institutionnelles.

À travers mon travail de structuration de la médiation professionnelle, j’ai affiné des techniques favorisant la qualité relationnelle, telles que l’altérocentrage, la restitution de sens, et les modèles transactionnels pour dépasser les blocages émotionnels et cognitifs. J'ai créé en 1987 le modèle SIC, en 2024 les inventaires NEXUS pour la qualité relationnelle et la prévention des RPS, dans une perspective d'entente sociale et de QVT. Mais il est devenu évident que ces approches nécessitent d’être intégrées dans une perspective plus large : celle de l’ingénierie systémique et relationnelle.

Pourquoi l’ingénierie systémique et relationnelle ?

Parce que les personnes humaines ne sont pas isolées dans leurs échanges. Elles sont prises dans des réseaux d'interactions interdépendants, qui englobent leurs relations interpersonnelles, leurs schémas de pensée, leurs croyances, et les systèmes dans lesquels elles évoluent (famille, entreprise, société, institutions, etc.). Ignorer ces systèmes, c'est réduire la portée de la médiation à une simple résolution de conflit ponctuel. Au contraire, en prenant en compte la dimension systémique, nous permettons un travail qui agit sur les structures, les dynamiques organisationnelles et les représentations des individus.

L’ingénierie systémique et relationnelle permet d’intervenir :

  • Sur les individus : en explorant leurs représentations mentales, leurs croyances limitantes, et les blocages émotionnels.
  • Sur les systèmes : en prenant en compte les interactions entre les acteurs, les structures organisationnelles et les dynamiques culturelles.
  • Sur les interactions : en favorisant la reconnaissance mutuelle, la responsabilisation et la création de nouveaux possibles dans les relations humaines.

En passant de l’ingénierie relationnelle à l’ingénierie systémique et relationnelle, j’ouvre le champ de la médiation professionnelle à une approche globale et intégrée, qui reconnaît que les interactions humaines sont influencées par des systèmes multiples.

Cette approche systémique est essentielle pour accompagner les personnes à la fois dans leur réflexion individuelle par rapport aux systèmes qui les façonnent et dans leur participation à la transformation des structures sociales et professionnelles.

Venez à l'EPMN découvrir l'ingénierie systémique et relationnelle. C'est une évolution nécessaire pour répondre aux défis du monde contemporain, où les relations humaines sont influencées par des systèmes de pensée, de représentations émotionnelles, expérientielles et rationnelles pour créer et faire vivre les organisations.

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La Théorie de l’Ajustativité Générale – TAG : vers une nouvelle compréhension du monde

On a souvent dit que votre cerveau fonctionne selon des modes prédictifs… et si c’était faux ? En réalité, votre cerveau interagit seulement comme un autodidacte de l’ajustement immédiat.

Depuis bientôt 30 ans, j’ai engagé une réflexion pour mieux comprendre les phénomènes relationnels, sous toutes les formes. Pendant tout ce temps, j’ai établi des liens entre les différents domaines de connaissances. C’est ainsi que j’ai conçu plusieurs modèles. La géométrie m’a servi de moyen de structuration, avec une figure très simple, mais qui l’emporte en complexité, puisqu’elle se définit comme un bi-tétraèdre stellaire (observable comme une stella octangula désimbriquée) ceinturée par un ruban qui en suit la logique d'inversion (lequel se comporte alors comme un ruban de Listing/Möbius). Grâce à cet instrument, j’ai élaboré des processus, façonné des techniques, développé des outils et des méthodes, initié une profession, celle de médiateur professionnel. J’ai imaginé un nouveau paradigme avec un référentiel culturel, celui de la qualité relationnelle et l’ingénierie systémique relationnelle®. Enfin, j’en suis revenu à ma réflexion initiale sur la représentation du temps et de ses imbrications avec la conscience. Au fil de ce cheminement, une évidence s'est imposée : les phénomènes que j'observais relevaient tous d'une dynamique d'ajustement immédiat. Le modèle systémique des interactions en communication est devenu la base de l’ensemble des méthodes, techniques et processus que j’ai conçus qui ont permis à des milliers de personnes de mieux structurer leurs pensées et à un grand nombre de faire face aux phénomènes conflictuels qu’au mieux elles géraient et que désormais elles ont pu résoudre.

L'ajustativité

Le principe d'ajustement immédiat, ses opérations, ses critères

Le fait premier

Dans toute interaction, ce qui se produit est un ajustement. Une voix baisse à mesure que l'autre s'élève. Un corps se déplace d'un quart de tour. Une phrase se reprend en cours d'énonciation, parce que le visage en face a bougé. Le matériau de l'observation est là, entier, disponible : des conduites qui se règlent les unes sur les autres, à la vitesse de la situation. Ce fait est premier au sens strict. Il précède toute interprétation. Il s'observe, se décrit, se documente. Il constitue le sol de tout ce qui suit.

L'ajustement immédiat

Un joueur de tennis de table forme sa frappe pendant que la balle vient. Sa vision périphérique, sa posture, la mémoire de l'échange précédent et la lecture de l'adversaire opèrent ensemble, dans le même geste. La réponse se compose dans la situation, à la mesure de ce qui s'y présente. Un conducteur en montagne règle sa vitesse virage après virage, sur l'état de la chaussée, la lumière, la charge du véhicule. Un médiateur reprend un mot que l'une des parties vient de prononcer et le rend disponible à l'autre. Trois situations, une même opération : plusieurs modalités de traitement sont mobilisées simultanément et produisent une conduite unique, ajustée à l'état présent du système. C'est l'ajustativité.

L'organe de l'ajustement

La personne qui s'ajuste le fait avec son organisme entier, et le système nerveux réalise cette opération. La déduction est directe : l'ajustativité a un siège, et ce siège est le cerveau, en liaison continue avec le corps et le milieu. Ce que la physiologie établit va dans ce sens, terme à terme. Les boucles sensori-motrices opèrent aux échelles de temps de la situation. Une correction spinale intervient en quelques dizaines de millisecondes, une correction transcorticale autour du dixième de seconde. Un geste de saisie se corrige en cours d'exécution, alors qu'il est déjà lancé. Le cervelet règle le décours temporel du mouvement pendant que le mouvement se fait. La convergence multimodale est permanente. Vision, proprioception, appareil vestibulaire, audition alimentent ensemble une conduite unique. L'intégration se produit en continu, et la conduite qui en résulte porte la trace de toutes ces entrées à la fois. La plasticité est dépendante de l'activité. L'efficacité des connexions se modifie par l'activité elle-même. Chaque ajustement laisse une trace qui modifie l'état à partir duquel s'opère l'ajustement suivant. C'est le mécanisme par lequel l'enfant qui a chuté devient l'adulte qui marche, et c'est le même mécanisme qui opère dans l'échange de tennis de table et dans la séance de médiation. Le cerveau est ainsi l'organe de l'ajustativité : un système qui compose une conduite à partir de ce qui lui parvient et qui se modifie par cette composition même. La doctrine relationnelle et la physiologie se rejoignent sur cette opération unique.

La primauté de l'ajustement

L'ajustement est premier à deux titres, l'un et l'autre établis. Dans l'ordre de ce qui s'observe. Une conduite se donne comme réglage en cours : la trajectoire corrigée, la phrase reprise, la posture déplacée d'un quart de tour. C'est le matériau direct, accessible à la description, à l'enregistrement, à la mesure. Ce qui s'énonce ensuite sur l'organisation interne se construit à partir de ce matériau, par inférence. L'ajustement est le donné, et il fonde ce qui s'en déduit. Dans l'ordre de ce qui se constitue. La plasticité dépendante de l'activité impose une succession : l'activité précède la modification qu'elle produit. Un répertoire disponible est le dépôt des ajustements accomplis. L'enfant règle son équilibre, et ce réglage exercé installe la disposition à tenir debout. Cette antériorité s'observe dès avant l'expérience du milieu. Les circuits visuels se structurent, chez le fœtus, sous l'effet d'une activité spontanée — les vagues rétiniennes — qui organise les cartes corticales avant toute image reçue. L'architecture se forme par l'activité, dès l'origine. Deux sens, une même position : l'ajustement est ce qui se donne et ce qui constitue.

Le temps de l'opération

L'action se déploie dans un présent qui a de l'épaisseur. Percevoir, engager, corriger y coexistent. La frappe commence pendant que la trajectoire s'établit ; la correction s'insère dans le mouvement déjà lancé. L'apprentissage dépose des dispositions disponibles. La situation appelle ces dispositions ; l'ajustement les recompose selon ce qu'elle présente. Chaque état ainsi produit devient l'état auquel l'ajustement suivant se règle. Le temps de l'action est cette superposition opérante : un fonds acquis, une situation en cours, une conduite qui se forme entre les deux.

La description après coup

L'observateur qui dispose du résultat construit un modèle qui rend compte de la conduite. Il montre que la frappe était optimale, que la trajectoire était la meilleure disponible, que la reformulation venait au bon moment. Ce modèle a sa valeur : il éclaire, il enseigne, il permet la comparaison. Sa place est l'analyse. La place de la conduite est la situation. Chacune tient son rang, et l'ajustativité désigne ce qui se passe du côté de la situation, dans le temps où l'action se règle.

Poincaré : le geste de construction

Henri Poincaré (1854-1912) a établi, sur quatre points distincts, ce qui fonde la primauté de l'ajustement. Sa pensée est ici une référence directe. Le fait devient science par un acte. La formule est célèbre : <cite>« On fait la Science avec des faits comme une maison avec des pierres »</cite>, et l'accumulation reste un tas aussi longtemps que la construction n'a pas eu lieu. Poincaré désigne ainsi une opération : quelqu'un ordonne, choisit, dispose. C'est un ajustement conduit sur un matériau, et c'est lui qui produit la connaissance. Le savant choisit ses faits. Poincaré consacre au choix des faits un développement entier : les faits sont innombrables, le savant retient ceux qui sont féconds, ceux qui rendent d'autres faits intelligibles. Ce choix s'exerce en situation, sur l'état présent de la science, et il engage la responsabilité de celui qui l'opère. L'hypothèse est une convention adoptée pour sa commodité. Les principes de la mécanique sont, chez Poincaré, des conventions choisies parce qu'elles servent — révisables lorsque de meilleures se présentent. Le cadre lui-même s'ajuste. La sensibilité aux conditions initiales. Sur le problème des trois corps, Poincaré établit mathématiquement que des différences infimes dans l'état initial engendrent des écarts considérables dans l'état final. La conséquence est directe et positive : dans les systèmes qui présentent cette sensibilité, la conduite efficace procède par régulation continue, réglée sur l'état effectivement observé à chaque instant. L'invention procède par intuition. <cite>« C'est par la logique qu'on démontre, c'est par l'intuition qu'on invente »</cite> : Poincaré distingue le régime de la démonstration, qui déroule, et celui de la trouvaille, qui compose. La composition en situation est un mode de connaissance à part entière, et Poincaré l'a placée au principe de l'activité scientifique. Ces quatre thèses convergent : le savoir se produit par un geste ajusté, exercé sur un matériau, par quelqu'un qui se tient dans la situation.

La décision est un acte

Le calcul délivre un degré. Il gradue, il pondère, il hiérarchise les vraisemblances. C'est son office, et il l'exerce bien. La décision accomplit un acte. Elle tranche, elle engage, elle produit des effets irréversibles sur des personnes. Le passage du degré à l'acte est un choix, tenu par celui qui décide. Il porte sur le seuil retenu, sur le type d'erreur consenti, sur les intérêts protégés. Poincaré en donne la mesure : les pierres sont là, la maison procède du geste qui les assemble. Un faisceau d'indices fonde une présomption ; la déclaration de culpabilité est un acte de justice, et cet acte appartient à celui qui l'énonce.

La conduite d'une médiation

L'intervention se règle sur ce qui se présente. Le praticien travaille le matériau disponible dans la séance : les termes employés, les intentions attribuées, les attentes formulées, les places occupées. Les opérations sont conduites, et chacune modifie l'état du système :
  • rendre visibles les prêts d'intention — l'une des parties énonce ce qu'elle prête à l'autre, et l'entend énoncé ;
  • l'altérocentrage — la parole se déplace vers l'expérience de l'autre partie, décrite par elle ;
  • la déprise — le praticien conduit le desserrement d'un attachement qui structurait la position ;
  • le donner-prise — l'intervenant offre à la relation un appui sur lequel les parties peuvent se régler.
Chaque opération crée un état nouveau. L'opération suivante s'ajuste à cet état. La conduite d'une médiation est cette suite d'ajustements conduits, où le praticien règle son intervention sur ce que la précédente a produit.

Les critères

La doctrine se juge à ses effets, selon quatre critères déclarés.
Critère Contenu
Effet le différend est résolu
Reproductibilité un autre praticien formé obtient le même type de résultat
Transmissibilité le procédé s'enseigne et s'acquiert en formation
Autonomie les parties conduisent seules les ajustements suivants
Ces critères sont exigeants et vérifiables. Ils portent sur des situations réelles, documentables, comparables entre praticiens. Ils constituent le régime de preuve propre à une doctrine d'intervention.

Portée

Le principe d'ajustement immédiat s'applique partout où des personnes interagissent en situation ouverte. Conduite des différends. L'intervention se déploie comme une suite d'opérations réglées sur l'état présent de la relation, ce qui produit une résolution plutôt qu'une gestion. Formation. Le praticien s'exerce à la lecture de l'état présent, à la reconnaissance des matériaux disponibles et à l'enchaînement des opérations. Ces compétences s'acquièrent par la pratique commentée. Organisation. Les dispositifs collectifs gagnent en efficacité lorsqu'ils ménagent des marges de régulation en situation, tenues par les personnes qui occupent la situation. Décision. L'énonciation explicite du seuil, du type d'erreur consenti et des intérêts protégés rend la décision discutable, révisable, et attribuable à qui la prend.

Programme

Quatre chantiers se dessinent, tous accessibles. Le répertoire. Décrire finement des séances conduites, opération par opération, pour établir la liste des ajustements praticables et les états qu'ils produisent. L'enchaînement. Formaliser les suites d'opérations, de manière qu'un praticien formé retrouve, dans une situation nouvelle, l'opération appelée par l'état présent. Les résultats. Documenter les issues selon les quatre critères, sur un volume de cas suffisant pour établir la reproductibilité. L'architecture. Le siège physiologique de l'ajustativité ouvre un programme expérimental, dont trois propositions sont décidables par la mesure :
  • établir des situations où une conduite se compose à mesure, et mesurer le décours de l'activité qui l'accompagne ;
  • éprouver la part de la correction qui s'exerce à partir du signal présent, au moyen de protocoles où ce signal est manipulé en cours de mouvement ;
  • construire un modèle de l'ajustement immédiat qui rende compte des latences observées, et le confronter aux données existantes.
Ces travaux relèvent des neurosciences et se conduisent avec leurs instruments. Ils portent sur des énoncés que l'expérience tranche, ce qui les rend fructueux.

Conclusion

L'ajustativité désigne une opération observable : la formation d'une conduite dans le temps même de la situation, par mobilisation simultanée de ce qui est disponible. Le cerveau en est l'organe, et la physiologie de la plasticité et des boucles sensori-motrices en décrit le fonctionnement. L'ajustement est premier dans l'ordre de ce qui s'observe et dans l'ordre de ce qui se constitue. Ces deux titres sont acquis, et ils portent l'ensemble. Elle fonde une doctrine d'intervention, dont les opérations sont nommées, l'enchaînement transmissible et les résultats vérifiables. L'action se règle à mesure. C'est ce réglage qui s'enseigne, et c'est par lui que les différends se résolvent.

Si vous en souhaitez plus… n'hésitez pas à me l’indiquer… dans tous les cas, en théorie, tout est possible et ça peut se vérifier en pratique.


  1. Etude systémique des interactions en communication https://www.etudesic.com/
  2. EPMN.fr
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Entente Sociale versus Contrat Social ?

Je vous propose une réflexion sur un changement de paradigme : passer du modèle juridique au modèle de la qualité relationnelle ; passer d'un modèle gestionnaire de l'adversité à un modèle de promotion de l'altérité ; passer du contrat et du contrat social au paradigme de l'entente et de l'entente sociale. Autrement dit aussi, passer d'une représentation des relations fondées sur des mythes : l'homme est bon ou mauvais ; à une représentation des relations fondées sur une réalité : l'homme ne sait pas.
En attendant mon ouvrage Dictionnaire de la médiation professionnelle et de l'ingénierie relationnelle (à paraître en juin chez ESF).
Pourquoi faut-il dépasser le modèle du Contrat et du juridisme ? Par les observations que j’ai réalisées, j’ai pu constater que l’Entente est indissociable de toute relation établie. J'en ai fait le paradigme de la Médiation Professionnelle et de l'Ingénierie relationnelle. Chacun peut faire le même constat : sans entente, pas de relation de confiance, pas de relation durable, pas d’organisation. L'entente est un préalable à tout contrat. L’entente puise sa dynamique dans la spontanéité relationnelle. Lorsque l'entente se détériore, la qualité relationnelle l’accompagne. Ce n'est pas le contrat qui se dégrade quand une relation ne va plus, c'est l'entente qui s'est détériorée. Ainsi, c'est une erreur, par une vue de l'esprit qui se trompe, que de chercher à résoudre un différend par l'interprétation du contrat, puisque celui-ci n'a subi aucune dégradation ; il faut en revenir à l'entente. C'est donc un changement de paradigme. L’entente est une condition d’un projet, même si elle ne conduit pas nécessairement à un projet. Elle se manifeste dans la vie quotidienne. Elle s’exprime quand, dans la rue, une personne demande à une autre son chemin. L'entente est présente quand nous discutons avec un inconnu et qu’après un moment agréable nous terminons la discussion sans demander à revoir la personne. Elle est dans l’échange avec le commerçant duquel on reçoit un conseil. Elle est en amont d’une volonté implicite ou explicite. L’entente n’en appelle pas aux éléments du droit. Elle est donc aussi au-delà de tout contrat et de l’affectio-societatis. L'entente est l'un des fondamentaux des relations. Elle est un des piliers du sens de la vie, avec l'altérité et l'usage de la raison. Un nouveau paradigme = une nouvelle profession Le contrat et, donc, le contrat social n'est qu'une conséquence d'une entente et pour bien vivre en société, ce qu'il convient de garantir n'est pas le référentiel du contrat, mais d'en revenir aux fondamentaux de l'Entente. C'est ainsi que les Médiateurs Professionnels (CPMN) sont en charge de soutenir l'instauration, l'entretien ou la restauration des conditions de l'entente, en vue d'aider les personnes à définir ou redéfinir leur projet relationnel - un conflit n'étant rien d'autre, dans son issue, qu'un projet relationnel clarifié. ____ Mots clés : médiation professionnelle, qualité relationnelle, ingénierie relationnelle, #QRT entente et entente sociale.
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Les ordonnances Macron au tamis de l’ingénierie relationnelle

Les ordonnances Macron induisent de nombreuses modifications dans les relations entre l'employeur et l'employé, de la fusion des instances de représentations des salariés aux procédures collectives, de nombreux aspects sont modifiés. Ces modifications, qui sont en partie d'ordre relationnel, ont des conséquences sur les rapports au sein des organisations. La médiation professionnelle s'impose dans ces […] Lire la suite de cet article sur l'Officiel de la Médiation
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Alerte, politicien, le peuple a besoin de toi !

La guerre est entrée dans les rues de Paris, au nom d'une religion suicidaire et d'intérêts liberticides. Des hommes pour qui la vie ne valait plus rien se sont lancés dans un périple criminel dont l'horreur se mélange avec la consternation et pour certains une peur vengeresse de même nature que la criminalité qu'ils dénoncent. Dans ces heures terribles où la violence suicidaire tend à se répandre avec les moyens des armuriers et leur technologie meurtrière qu'ils vendent aux camps qui s'affrontent habituellement ailleurs de par le monde, le parasitisme idéologique est un autre danger pour nos libertés. Ne pas avoir peur, c'est ne pas s'incliner, ne pas faire allégeance aux promoteurs des idéologies autoritaires et sécuritaires. Intervenir dans la cité, c'est avoir plus qu'une vision locale de la vie politique. L'actualité le démontre d'une manière cruelle. La politique c'est avoir une vue globale et anticipatrice pour construire ce que l'on souhaite non ce que l'on réprouve. Nous voulons une société de paix, d'éducation, de solidarité, de progrès, d'épanouissement, d'entente, d'entraide ; nous ne voulons pas d'une société d'insécurité, de vengeance, de restriction, de misère, d'adversité et de mépris. Alerte politicien, tu es dans un fauteuil bien calé, protégé, et certains de ceux qui détiennent des responsabilités, notamment à l'assemblée nationale, sont souvent mis en cause pour leur manque de probité. Le moment est venu de montrer ton implication dans ce rôle de tribun et donner à chacun l'accent dont il a besoin pour maintenir le cap général des fondamentaux de notre organisation sociale : la liberté, pas d'autoritarisme, l'égalité, pas de hiérarchisation, la fraternité, pas de discrimination. Alerte politiciens, vous nous devez de vous impliquer dans nos objectifs qui participent du pacte social. Toutes les femmes et les hommes politiques doivent prendre part à cette discussion mobilisatrice. Elle est la seule à pouvoir endiguer la déferlante de violences et de crimes qui s'abat de manière imprévisible. Elle conduit à un devoir de dialogue, notamment sur l'impérieuse laïcité. Elle amène une réflexion qui manque à ces personnes fanatisées et suicidaires, dont la mort profite à des manipulateurs aux intérêts liberticides. Certains politiciens parasitent cette misère humaine pour faire passer leurs propres intérêts accompagnés de leurs conceptions autoritaires inévitablement encore plus destructrices de notre héritage de solidarité et de projet de mieux vivre ensemble. Se mobiliser aujourd'hui, ce n'est pas faire front de guerre, mais faire front d'éducation et de liberté.
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La démocratie peut-elle supplanter le régime économique en Europe ?

Alexis-TsiprasUn regard de médiateur professionnel est nécessaire pour éclairer la situation la Grèce et du peuple Grec. De vieilles discussions sont reprises et animées. Ce qui se passe n’est-il pas la conséquence de l’entrée de la Grèce dans la zone € ? Ou bien encore : plus anciennement, fallait-il laisser entrer la Grèce au sein de la CEE ? Et, en sourdine, sans pour autant ne pas être entendu, le débat sur le sens de la démocratie revient au devant des préoccupations, larguant les clans d’extrême droite, de Sarkozy à Lepen. Finalement, le sujet politique est revenu grâce à l’étouffement économique. Il est revenu dans les conversations avec des sujets que nombre de citoyens n’ont habituellement pas l’occasion d’aborder. Ici, l’implicite est de savoir comment un peuple, en l’occurence les Grecs, peut décider de son sort au sein d’une communauté d’intérêts ? Le peuple est-il qualifié pour le faire ? Clairement, le peuple – celui d’en bas, cela va sans dire – est-il digne de confiance pour décider de ce qui le concerne en premier lieu, sa situation économique dont le déclin lui est imputé ?

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Les valeurs de « Les Républicains » pour les nuls

Voyant ce que le peuple est capable de faire en politique, par exemple de suivre les choix suggérés par des factions organisées autour d’un système de préservation d’avantages, je me suis souvent demandé s’il était pertinent d’être « démocrate ». De la même manière, le mot « république » peut-il représenter aujourd’hui l’identification de la chose commune ? L’appropriation du nom « républicain » m’a conduit à chercher des réponses sur le site promotionnel. Le valez-vous bien ? Voici les valeurs de « Les Républicains » pour les nuls. L'influençabilité à l'épreuve sur les réseaux sociaux
Illustration d'une opération hypnotique de la logique.
Illustration d'une opération hypnotique de la logique.
En combien de temps croyez-vous résister à un système logique absurde ? Sur le réseau social Linkdin, j'observe qu'il n'y a aucune réponse logique à cette suite : 11 x 11 = 4 22 x 22 = 8 33 x 33 = ? Les répondants proposent 81, 36, 18, 64, 256... Pourtant, ce qui est flagrant, c'est que les deux lignes de départ servent à conditionner le lecteur sur une représentation fausse du système de calcul, en se fondant sur l'idée de "sortir du cadre pour être créatif". Il s'agit d'entraîner incidemment vers l'absurde. Le test est concluant. C'est le même mécanisme qui est utilisé avec les "valeurs" du groupement politique "Les Républicains". Notez bien que sur l'exemple de la suite citée, sur plus de 500 répondants, je n'ai trouvé qu'une seule réponse revenant à la règle logique donnant comme résultat 1089. Même après avoir dénoncé le mécanisme, les répondants continuent d'affluer pour répondre "en dehors du cadre"... alors même que ce n'est pas une preuve de créativité, mais d'influençabilité. L’anaphore, dans le style Hollande, préside sur le site « Les Républicains » Le discours est de type hypnotique. Pour obtenir ce résultat, l’anaphore préside à la présentation des valeurs de « Les Républicains », tel un hommage à François Hollande (cf. débat télévisé opposant les 2 candidats en 2012). Le décompte lui-même pourrait être significatif. Le mot « Républicain »est utilisé 20 fois et commence 13 des 15 injonctions de la page. Hollande avait tenu deux fois de plus avec les 15 « Moi, président » à la suite. Décodeur général : La république des loups Pour aller vite, voici une restitution de sens de l’ensemble du texte. Un total de huit mots représente les « valeurs » de « Les Républicains ». L’éthique n’a pas inspiré les rédacteurs. Dans leur vocable, le mot « valeur » glisse de l’ordre moral à la spéculation financière. Le discours flatte l’égo de ceux qui lisent l’actualité dans la bulletin mondain de la « high society ». Un « le républicain » est présenté comme un « self made made », dont la réussite est une affaire personnelle. Sa motivation est notamment de ne rien devoir à personne. Il aspire à la réussite. Il travaille et ne compte que sur lui et doit pouvoir en retirer un mérite exclusif. Il vit dans un monde d’adversité et ne connaît pas la signification de ce qu’est l’altérité ou la solidarité. #Liberté
Liberté Travail Laïcité Justice
Liberté Travail Laïcité Justice
Ils écrivent : « Républicains », c’est le nom de ceux qui préféreront toujours la liberté à toutes les formes de dépendance, et choisiront toujours l’ouverture à l’universel contre l’enfermement communautariste, le sentiment d’une destinée commune à la guerre des origines et des mémoires. Commentaire :  Associer la liberté au sentiment d’une destinée commune par préférence à la guerre des origines et des mémoires, après avoir écrit qu’on est contre les communautarismes, c’est tenter de jouer sur des ambiguïtés entre élitisme et patriotisme. Pour plaire et séduire, les mots de cette proposition sont tous liés au registre affectif du langage. L’adverbe généralisateur « toujours », utilisé 2 fois, vient peser pour ajouter une force à la représentation spiritualiste d’un universalisme incongru, mais qui fonctionne ici juste pour un effet poétique. Le mot liberté se retrouve mêlé à ceux de « dépendance », d' « enfermement » et de « guerre ». Néanmoins, dans le travail rédactionnel réalisé, c’est en fait le seul terme qui semble avoir fait l’objet d’une réflexion sur le choix sémantique associé. Il est cependant défini en creux, par opposition, comme si les « Les Républicains » n’avaient pas pensé à valoriser le concept de Liberté autrement qu’au travers de la peur. #Travail Ils écrivent : « Républicains », c’est le nom de celles et de ceux qui refusent d’abandonner à d’autres la maîtrise de leur propre destin, et qui veulent vivre debout, de leur intelligence, de leur travail, de leur mérite sans être redevable à personne. Commentaire : Le travail n’est pas une valeur, c’est un moyen pour vivre et tout le monde n’y trouve pas la satisfaction qu’il serait en droit de s’y procurer. Chercher à mobiliser autour de l’idée du travail renvoie inévitablement au souvenir « Arbeit macht frei » des camps de concentration. Aujourd’hui, le travail ne rendrait pas libre mais riche : « travailler plus pour gagner plus ». C'est une autre aliénation. Placer le mot travail mot parmi des valeurs républicaines est non seulement une démonstration d’inculture, mais une insulte à l’idée même de la république. Par ailleurs, si l'on fait abstraction de ce sens politique, le principe du travail est de contribuer à une oeuvre collective, non à une réussite personnelle, donc on est toujours redevable à quelqu’un du fruit de son travail et de sa réussite ; c’est ce qui fonde la solidarité entre les personnes au sein d’une société respectueuse des autres, promotrice et reconnaissante. #Laïcité Ils écrivent : Pour que demain, nos enfants retrouvent confiance dans l’avenir en continuant d’écrire une histoire de liberté, d’égalité, de fraternité et de laïcité, unissons-nous ! Commentaire : La laïcité n’est pas une promesse « Pour que demain ». Nos enfants n’ont rien perdu en confiance : le sous entendu est un abus d’attribution d’un sentiment démagogique. La laïcité est une affaire de société et en premier lieu d’éducation. Elle ne s’inscrit pas dans une attente, mais dans une exigence présente. La laïcité n’est pas une valeur non plus ; c’est un principe de séparation des systèmes religieux et de l’Etat républicain ; c’est une condition fixée pour établir des modes de vie en société afin de promouvoir la liberté de conscience. Si nous voulons que les enfants aient confiance dans l’avenir, il convient de leur apporter l’éducation et l’ouverture sur des projets dynamiques, motivants et entreprenants, et aussi une connaissance du fait religieux pour leur épargner de se retrouver influençable dans des rapports de complaisance pour les « soumissions volontaires ». #Justice Ils écrivent : Nous appelons à nous rejoindre tous les Français qui aiment la République, ce miracle par lequel tant d’hommes dans le monde qui se sont endormis sujets, se sont réveillés citoyens, parce que ce mot signifie pour eux une certaine idée de l’Homme… Commentaire : La justice est une représentation mystique, un leurre paradisiaque pour réguler les relations sociales, autour d’un pacte religieux. Par ailleurs, le statut de citoyen n’est pas propre à la république. Les sujets sont des citoyens. Les citoyens peuvent être tout autant asservis en république qu’en royauté, puisque c’est la comparaison sous-entendue par les rédacteurs. Dans tous les cas, le réveil des « sujets » ne s’est pas fait après une nuit de sommeil tranquille. La conquête des droits républicains et démocratiques ne sont pas le fruit d’un « miracle » ; ils sont le résultat d’une lutte avec de nombreuses victimes.
Progrès Responsabilité Mérite Autorité
Progrès Responsabilité Mérite Autorité
#Progrès Ils écrivent : Nous appelons à s’unir à nous tous les Républicains qui ont dans leur cœur l’amour d’un pays dont l’idéal a transformé le monde. Commentaire : Cet appel apparaît plus chevrotant que vibrant. Il fait attribuer la transformation du monde à un sentiment, jouant sur une intonation démagogique. Cette transformation résulte d’une évolution de la pensée qui a touché une représentation universelle de l’humain, pas fondée sur un patriotisme. Le progrès sociétal, autant des droits que des techniques, a été rendu possible par l’éclosion de la Raison et la diffusion de l’instruction. L’oeuvre politique est à réaliser pour ce qui est d’assurer la répartition des richesses issues des progrès technologiques ; pour l’instant les appropriations et abus détournent les effets des progrès. Dans tous les cas, la notion de progrès vient surfer sur l’idée des courants progressistes, sans en présenter le moindre contenu, seulement en tentant de récupérer le terme. #Responsabilité Ils écrivent : « Républicains », c’est ainsi que se nomment celles et ceux qui se battent pour l’émancipation de la personne humaine et pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Commentaire : Il est inutile de se battre pour la responsabilité. Ce vocabulaire invitant au rapport de force, sous-entendant l’idée de « guerre juste » et donc d’éliminations légitimes de vies innocentes, comme en Libye ou en Syrie, est pathétique. Pour des personnes plus responsables, le seul moyen est l’éducation et donc la propagande des intérêts de la liberté. La liberté de chacun dépend celle de tous et c’est l’aide à l’éducation non à la destruction des vies qu’il convient de coopérer, au nom de la « chose publique ». #Mérite Ils écrivent : « Républicains », c’est le nom de celles et de ceux qui refusent d’abandonner à d’autres la maîtrise de leur propre destin, et qui veulent vivre debout, de leur intelligence, de leur travail, de leur mérite sans être redevable à personne. Commentaire : L’insistance à ne pas être redevable, conduit à la représentation américaine de la réussite : « self made man » sans le système de solidarité qui fait précisément le fondement et la sécurité de notre organisation sociale républicaine. On peut observer là un détournement de conception sociétale, en même temps qu’une culture superficielle aussi indigeste que l’est la mal bouffe et la malnutrition des fast food. Le slogan sous-entendu est celui de l’unification des loups solitaires : « En bande on est encore plus fort. » #Autorité Ils écrivent : « Républicains », c’est ainsi que se nomment celles et ceux pour qui le combat contre le fanatisme et l’intégrisme, contre l’obscurantisme et la déraison, contre la barbarie et la sauvagerie qui menacent toute forme de civilisation dans le monde, est au-delà de la droite et de la gauche. Commentaire : Encore du combat, rien de tel pour mobiliser les bagarreurs de l’existence qui ne réfléchissent guère autrement lors des appels à la mobilisation générale. L’autorité affichée ici est clairement celle d’un système répressif, justifiant les mesures liberticides de même nature que celui qui est stigmatisé. Pourtant, il est évident que l’autorité de compétence est la seule autorité qui vaille. C’est ainsi que la priorité politique de toute société est l’éducation, la garantie de l’exercice de la liberté pour qu’elle puisse s’exercer notamment pour l’expression, la conscience, la décision, avec l’indépendance du système judiciaires, de la presse et de la médiation... La république n'est certainement pas l'affaire d'un seul parti politique, encore moins d'un qui s'en revendique exclusivement.
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J’ai décidé d’offrir de mon temps à la réserve citoyenne de l’éducation nationale

Initiateur de la médiation professionnelle, j'ai décidé d'offrir de mon temps à la réserve citoyenne de l'éducation nationale. A la suite des attentats de janvier, la minute de silence demandée dans les écoles de la République en hommage aux victimes du fanatisme religieux islamique, n'avait pas été accueillie avec le respect attendu de la part d'élèves dans plusieurs établissements. Le 21 janvier, en réponse au manque évident d'entretien de la laïcité, François Hollande avait annoncé la création d'un nouveau dispositif de promotion des intérêts de la laïcité. L'idée a émergée d'une « réserve citoyenne d’appui » aux 64 000 établissements français est placée sous la houlette des rectorats. Le 9 février, Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’éducation nationale, a confirmé la mise en place de ce nouveau dispositif. L'école fait ainsi appel aux ressources de la république : ses propres citoyens, pour mieux illustrer les avantages de la laïcité. « Dans la continuité de la grande mobilisation de l'École pour les valeurs de la République », les enseignants peuvent faire appel à des « intervenants extérieurs dans leurs classes pour illustrer leur enseignement dans l'un des champs d'expertise définis par le ministère. Il est d'ores et déjà possible d'y participer : des formulaires d'inscription sont mis en place. » Les « champs d’expertise » ont été définis. Les réservistes doivent avoir des compétences dans les domaines : « histoire et mémoire », « monde professionnel », « santé et prévention », « actualité et médias », « arts et culture », « citoyenneté et valeurs de la république », « droit », « environnement », « international ». Le site de la ministre indique aussi que « d'autres compétences se manifestent comme sur les droits des femmes ou de l’enfant ». Plusieurs médiateurs professionnels proposent d'ores et déjà leurs compétences en matière de qualité relationnelle, de promotion de l'altérité, de l'égalité des droits, de la laïcité et de la résolution des différends. Il semble que les Français y sont très favorables. Déjà sur un échantillon de 1 008 personnes âgées de 18 ans et plus personnes, 37 % se sont déclarés prêts à s’y engager (Sondage Odoxa pour CQFD et iTELE, réalisé par Internet, les 5 et 6 février). Sources :
Jean-Louis Lascoux Réserve citoyenne Education nationale
Jean-Louis Lascoux Réserve citoyenne Education nationale
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