Archives mensuelles - septembre 2011

Allégeance aux armes : de la promesse suicidaire à l’indignité politique

Jean-François Copé fait une proposition de fanatique : l'allégeance aux armes. Lorsque le pays va mal, lorsque les dirigeants sont de plus en plus corrompus, lorsque les réponses ne peuvent plus convaincre, l'un des discours le plus développé est celui de la violence légale. La peine de mort est ainsi brandie par des politiciens comme réponse aux sentiments d'insécurité qu'ils favorisent. Les champions de la logorrhée sécuritaire se comptent désormais de plus en plus nombreux dans les rangs du parti présidentiel. Jean-François Copé a même réussi à déboussoler la plus extrémiste d'entre les gens de droite. Marine Lepen, prise au dépourvu a rejeté cette idée d'allégeance aux armes, alors qu'on aurait pu penser qu'elle aurait claironné avec Copé. Elle a critiqué cette idée en dénonçant l'américanisation de la France conduite par la politique de l'UMP. Dans une société qui se doit d'évoluer vers des démarches pacificatrices, il serait évidemment pertinent de promouvoir une démarche culturelle, non une allégeance. Allez exiger de ceux qui viennent demander la naturalisation française quelque chose que les citoyens de droit ne feront pas : se soumettre à un serment suicidaire, est totalement inéquitable. Que je sois clair : je ne ferai pas allégeance aux armes. J'ai refusé de faire l'armée. Je n'ai pas fait l'armée. J'ai été insoumis et je resterai dans le refus d'une allégeance stupide. S'équiper d'une arme c'est déjà envisager de s'en servir. Faire allégeance aux armes, c'est déjà imaginer tuer et mourir avec ces armes. C'est l'imagination d'un crime et d'un suicide. C'est contraire au sens de la vie. C'est inique de demander cela à quiconque. C'est criminel. De plus, imaginer envoyer quelqu'un d'autre à sa place pour aller tuer et se faire tuer, c'est indigne. Et pourquoi ne pas exiger des personnes qui veulent devenir Françaises de s'engager à pirater un avion au nom de la France et de jouer aux kamikazes avec les passagers, au nom de la France. Voilà une belle application de l'allégeance aux armes. Jean-François Copé, c'est de l'indignité politique ! Et c'est lui qui se dit médiateur ? Mais il n'a rien compris. Cessons d'être complaisant ! De toute évidence, il n'a pas terminé sa formation...
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Stop à la peine de mort !

La sagesse américaine n'avance pas. Troy Davis me rappelle Stanley Tookie Williams exécuté le 13 décembre 2005. Le 19 Septembre, le conseil en Géorgie des Grâces a refuser la clémence à Troy Davis. Son exécution est programmée pour le 21 Septembre. Pourtant un nouveau témoignage a ajouté au doute qui pèse sur sa culpabilité. Brian Kammer, l'un des avocats de Davis, a déclaré : "Je suis profondément choqué et déçu par l'échec de notre système de justice à tous les niveaux afin de corriger une erreur judiciaire." Les appels à la clémence viennent pourtant de partout. Mais les membres du conseil des grâces de Géorgie en restent à l'idée que Davis serait coupable. Parmi ceux qui ont demandé la grâce figure Jimmy Carter, l'ancien directeur du FBI William Sessions et Norman Fletcher, ancien juge en chef de la Cour suprême de Géorgie. De nombreux témoins de l'accusation se sont retournés et ont dénoncé les agissements de la police pour obtenir leur témoignage contre Troy Davis. Certains ont même dénoncé une autre personne comme ayant assassiné le policier. La peine de mort a été reporté par trois fois. Dans un communiqué, Larry Cox, directeur exécutif d'Amnesty International AIUSA, a déclaré: «Il est inconcevable que le conseil des Grâces en Géorgie n'ait pas entendu Troy Davis. Qu'un homme soit envoyé à la mort sous un énorme nuage de doute quant à sa culpabilité est un affront scandaleux de la justice. " (extrait traduit de l'article sur le site Death Penalty Center)
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Procès Chirac : le parquet cire les pompes ?

Sous quelle forme de société sommes-nous ? On pourrait s'y perdre. Lorsqu'il est établi qu'une personne a détourné des fonds publics, elle fait l'objet de poursuites. Imaginons cela : l'accusation se lève, outrée : comment, vous avez osez prendre dans la caisse commune ? Vous devez être poursuivi. Comment cela, vous ne savez pas qu'il s'agit d'abus de confiance, de tromperie, d'arnaque, d'escroquerie en somme ? Ne seriez-vous pas en responsabilité ? N'êtes-vous pas le premier magistrat d'une ville, de la Capitale d'un pays, monsieur le président, d'un Pays, d'une des premières forces mondiales ? Mais non, nous n'en sommes pas là. Nous sommes dans un pays où ceux qui se passent le relai s'accusent par jeu de fusibles de toutes les magouilles possibles, de montants hallucinants, tandis que l'on compte la misère la plus importante d'Europe ! Nous sommes dans un pays où les procureurs sont des pions du pouvoirs politiques, sans honte.
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