recherche en physique scientifique
07Mai
Les spameurs et copieurs de la formation de médiateur professionnel
Dans tous les secteurs, le spam, comme le piratage de contenu, est un sport. C'est une recherche de dopage du contact client, l'EPO de la prospection. Dans la formation, ça y va : je suis régulièrement asphyxié par ces démarcheurs à la sauvette qui prétendent avoir les compétences en piochant dans tous les contenus des autres pour se faire un programme de formation qu'ils présentent alors comme novateur, complet et formidable. A croire que ce sont des vendeurs de voitures version 1970-1990 reconvertis, sans avoir acquis la moindre compétence supplémentaire.
En l'occurrence, ils parasitent le vocabulaire de la médiation professionnelle. Virés d'ici et de là, ils continuent à se prévaloir de la profession de médiateur et s'affublent d'autres titres méritoires, comme dans une compétition de pin's et de badges.
Ces pseudo-concurrents, larmoyants de leurs échecs dont la cause est leur frénétique ambition, m'adressent leur contenu de formation et envoient à mes clients devenus médiateurs leurs mailings spameurs. Décidément, ils n'ont pas d'autres fichiers que celui de ceux qui sont déjà en place ? Qui va les lire ? Ils agacent, certes, mais seulement parce qu'ils spament, rien d'autres. C'est comme si j'étais plombier et que pour faire venir de la clientèle, j'allais au devant des clients d'une école de plomberie... Ca agace, parce que c'est complètement improductif. Ils annoncent des formations dans toutes la France, et maintenant à l'étranger ! Ils ne leur restent toujours plus qu'une ou deux places, comme si l'attente était chez eux aussi impatiente qu'un jour sans pain devant une boulangerie polonaise. Ils vont jusqu'à s'appuyer sur le propre calendrier de l'EPMN pour en suivre les dates. Ca trompe peut-être quelques personnes, mais quand elles le découvrent, ces personnes, c'est d'un très mauvais effet. Ils parviennent même à m'extorquer un sentiment de sympathie pour eux : la honte, j'ai même honte pour eux parce qu'ils se revendiquent de la médiation.. et de surcroît médiation professionnelle.
Hé oui, c'est pas comme ça les gars. Il faut savoir prospecter. Cet article même, vous allez le lire. Mais combien de gens vont le lire ? Pas grand monde. Il ne va être lu que par des personnes branchées médiation, personne d'autre, ou quasi. Ha oui, vous, vous allez le lire, et même le relire, la gorge serrée. Et vous allez vous demander comment répondre. Vous risquez de faire gagner de l'argent à un avocat pour une consultation. Vous n'êtes pas nommés, rien ne permet à quiconque de vous identifier, sinon parce que vous spamez, alors votre réponse ne sera d'aucun effet. Personnellement, je ne lis pas vos salades. Je ne visite pas vos sites. Je m'occupe de ce qui m'intéresse et, ce sujet terminé, vous n'en faites plus partie. Vous pouvez donc commencer à mieux réfléchir.
Tiens, alors puisqu'on est entre nous, et que c'est mon métier d'aider les personnes parfois en désespérance, trois conseils. Oui, des conseils parce que vous piquez dans mes ressources, alors je vous donne trois conseils pour vous développer : il vaut mieux être quelque part, petit artisan, mais réellement quelque part. Vous connaissez le vendeur d'andouilles ? Ca vous va si bien. Deuxièmement : faites preuve d'intelligence, parce que pour le moment, c'est pas ça, et depuis le début. Le troisième conseil ? Suivez les deux premiers.
Pour ceux qui passeraient innocemment par là et se diraient (à juste titre) : "Ouah, il n'y va pas de main morte, Lascoux, et qui auraient besoin d'un éclairage : la médiation ne signifie pas se taire face aux situations inacceptables, la médiation ça signifie : liberté d'expression.
Au fait, mon bouquin, le premier sur la formation de médiateur professionnel, va ressortir le 13 mai en librairie : "Pratique de la médiation professionnelle, une méthode alternative à la gestion des conflits" ESF éditeurs. 7° édition. La première date de 2001. Un best seller de la médiation, quoi. Il est mis à jour, évidemment.

Ces derniers jours, j'ai eu un peu à faire concernant la question de la "profession de médiateur" qui tend à être dénigrée par des professions qui exercent sur les litiges. Sur une publication diffusée par abonnement, 
Depuis le temps que je l'annonce, ça y est, le livre de Fabien Eon, "J'ai décidé de faire confiance", publié chez Eyrolles (18€), sort en librairie. Pas de discours, mais des scènes et des discussions sur des sujets du quotidien : en famille, dans la vie associative, au travail ou dans la vie politique. Le propos est commun, mais délicat à traiter surtout avec légèreté. C'est ce que Fabien a réussi à faire : un livre facile à lire sur une thématique difficile. Il a eu recours à une galerie de personnages dont le premier répond en écho à Etienne de la Boétie : Quentin - que vous pouvez penser "Quand'un..." comme quelqu'un qui se mettrait en action "pour lui-même et les autres". Quentin maîtrise une confiance qui le rend libre, tandis que le Contr'un de La Boétie subissait une foi qui le rendait servile.
Initialement Fabien voulait écrire un livre sur la qualité relationnelle. La question de confiance s'imposait. Mais comment créer, entretenir, développer la confiance ? Faut-il attendre qu'elle jaillisse et ne peut-on rien faire lorsqu'elle est entamée ? L'étymologie du mot apporte un éclairage pour sa définition. Le mot confiance vient du latin qui signifie "avec foi", autrement dit ça ne serait qu'une affaire émotionnelle, dans le genre "il faut croire". Ainsi, la discussion sur la confiance nous entraîne inévitablement à traiter des arguments sur la foi, les croyances, l'ignorance et la connaissance, la raison...
Alors, la confiance est-elle seulement un rapport de foi, cette posture aveugle qui ne suppose aucune contestation, ne supporte aucune interrogation et encore moins la mise en cause ? Est-il possible de procéder autrement, de construire des relations de confiance, de réfléchir à la manière dont on la donne, de rester attentif tout en utilisant ce moyen ? La confiance ne peut-elle reposer que sur un édifice émotionnelle ou peut-elle être construite de manière rationnelle ?
Dans un style romancé, Fabien Eon fait la démonstration que des savoirs-faire peuvent permettent de créer des rapports de confiance. Plutôt que de théoriser, il raconte une histoire. Il fait discuter la raison comme instrument fondateur de la confiance. Il apporte la démonstration que lorsque la raison maîtrise les attitudes et les comportements, la confiance n'est plus aveugle, mais éclairée.
"J'ai décidé d'avoir confiance" est le premier ouvrage de Fabien Eon. Il est d'actualité. Il arrive au moment où les conséquences de la foi de certains les a transformés en marionnettes criminelles. Cette foi là est celle de personnes dont la raison était si diminuée que la confiance n'est pas décidée, mais emportée par une manipulation destructrice.
Si le sujet peut avoir un fond dramatique, il est traité avec la légèreté d'un roman de gare. Avec un personnage en écho du "Contr'un" de la Boétie.
D'ailleurs, au passage, on ne promeut pas suffisamment cet ouvrage de 1549, le "Discours de la service volontaire ou le Contr'un". En une heure et demie de lecture, Etienne la Boétie explique l'instauration des absolutismes autant que l'aveuglement progressif de chacun qui les rend possible. De petites concessions, d'infimes soumissions et des compromis sans importance réduisent le champ de réflexion jusqu'à interdire des pensées. Ils bloquent des décisions, en minant la qualité de nombreuses relations sans autre fondement que des croyances et des habitudes de servitude.
Dans son livre, Fabien Eon apporte des réponses au moyen de situations et de dialogues. Un grand nombre de relations sont abordées. Nul doute que dans les personnages que Fabien a mis en scène, vous retrouverez des attitudes et des réflexions sur lesquelles vous avez buté. Vous avez accepté par défaut ou rejeté tout en ne sachant pas comment mettre un terme à cette attitude que votre raison désapprouve mais qu'émotionnellement vous ne savez pas comment intégrer, et inversement.
Dans cette ouvrage, avec Quentin qui est porteur de la rigueur de la 
