Auteur - Jean-Louis Lascoux

Apple en retard sur tout

Le mythe Apple s'effondre à nouveau. J'avais constaté dernièrement combien Apple fonctionne dans un système d'intérêt à sens unique. Tout pour sa pomme. Les pépins pour les autres. Pour ce qui est de pousser, on l'est, mais dehors. Ce n'est plus de la performance, c'est de l'arnaque technologique. Une arnaque organisée en bande capitaliste immorale. Le discours d'Apple s'approprie une éthique où ce qui la concrétise est carrément l'irrespect des consommateurs, comme de l'environnement et du reste. Apple, le rêve d'en croquer nous utilise comme de naïves Banche-Neige et au coin du bois la vieille sorcière de Steve Jobs nous refile son poison électronique. Câble après câble, on peut toujours brancher. Les outils d'Apple sont bloqués, bridés, empêchés. C'est la technologie la plus agaçante du marché. De plus, tout est payant et si la pomme ne rêve que de devenir une citrouille, à force de se gonfler de prétention, elle va exploser comme la grenouille qui voulait devenir aussi grosse qu'un bœuf. Je rouspète contre les nouvelles technologies, c'est parce que j'en suis un utilisateur. De plus en plus exigeant pour mieux vivre mes interventions pédagogiques. De plus en plus attentif à mon confort et à la qualité de ce que j'apporte aux participants. Dans un sursaut pour sauver mon affection pour Apple, j'ai acheté un câble HDMI-HDMI (19 €) et un câble Digital AV Adapter (39€)  pour projeter l'écran de l'Iphone directement sur un écran mural. Les câbles devaient me permettre de connecter l'Iphone que je n'ai pas encore liquidé avec un vidéoprojecteur LG HX300G. Hé bien, pas Safari. Pas de photo. Pas de carte. Rien. Rien. Ah si, ouf, les vidéos sont projetées. L'audio est envoyée sur le vidéoprojecteur. Heureusement, je peux récupérer le son avec la JamBox. Mais pas de photo, pas de web. Alors est-ce que ça marche avec autre chose ? Et puis quoi ? Je retourne à Apple pour faire remballer ce câblage illusoire. J'arrive au nouvel Apple-Store rue Sainte Catherine, à Bordeaux. Superbe magasin. L'accueil est assuré par des jeunes gens contents de travailler. Ils connaissent l'histoire d'Apple, avec le 128k en 1984, etc... Une entreprise avec sa culture et des vigiles pas discrets, armés de talki-walkie, gros à la ceinture. J'arrive avec mes deux câbles. Je dis que ça ne marche pas. Je donne une formation gratuite à ces jeunes qui ont le réflexe protectionniste de leur boîte vite en rondelles : hé oui, ils savent que leur entreprise bride le système. Ils sont trois et l'un plus informé que les autres me dit sur le ton de la confidence qu'il faut peut-être que je me renseigne pour jailbreaker mon iphone... Bref, pour obtenir des performances des produits d'Apple, il faut débrider et peut-être que ça marchera. Avant que tout le fruit soit pourri, il faut en tirer ce qu'on peut. Le jus c'est fini. Après le goût du cidre, la prochaine étape, c'est le vinaigre... Apple aura connu une renaissance...

photo de Steve Jobs

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Le fichier des gens honnêtes

Le 7 juillet 2011, des députés se sont réunis pour voter en toute tranquillité un projet de loi digne de la perspective fasciste la plus sereinement installée. Voici venir le fichier tel que les nazis l'aurait aimé : tout de chacun sur sa pièce d'identité. Un régal pour les esprits sécuritaires. Le moyen pour faire le tri de la population quand ça prendra à un déliromaniaque négligemment installé au pouvoir. N'a-t-on pas vu un risque de glissement avec cette chasse aux Roms voici quelques mois ? Il s'agit du fichier des gens honnêtes, selon l'expression du sénateur UMP François Pillet. On citera, en premier sur ce fichier, les décomplexés : Patrick Balkany, Jean-Christophe Cambadélis, Alain Carignon, Jacques Chirac, Serge Dassault, Alain Juppé, Christine Lagarde, Jacques Mellick, Charles Pasqua, Nicolas Sarkozy, Bernard Tapie, Jean Tiberi, Dominique de Villepin, Éric Woertz... Comme si on avait besoin d'un fichier pour épingler ces gens honnêtes. Évidemment, tout le monde sera en bonne compagnie. Il suffira de croiser tout cela, d'une puce électronique à l'autre, avec les informations ramassées par Google... Alors, les parlementaires seraient-ils en train d'écrire les textes de loi de Matin Brun ? Sur son blog, Jean-Marc Manach rappelle que le nombre de fichiers policiers a augmenté de 169% depuis l'arrivée de Nicolas Sarkozy au ministère de l'Intérieur, en 2002 : plus de la moitié des 70 fichiers recensés ont été créés sous son autorité. Dans le même temps, le Parlement a voté pas moins de 42 lois sécuritaires. On aurait pu penser qu'à ce train-là, le problème de l'insécurité devrait avoir été au moins partiellement réglé. Le commerce fait avec l’État sera également sur une puce optionnelle. La première puce, dite régalienne, contiendra les informations sur le titulaire de la carte. Et un député UMP Sébastien Huygues, stupide ou naïf, présente son argumentation dans Libération : «Les deux puces, la régalienne et la commerciale, seront complètement indépendantes l'une de l'autre. La première fonctionnera sans contact, alors que la seconde pourra être insérée dans le lecteur de notre ordinateur personnel. Aucune donnée ne passera de l'une à l'autre.» Ainsi, au lieu d'avoir des projets renforçant la volonté révolutionnaire de la liberté, de l'égalité et de la fraternité, les députés et sénateurs concoctent du contrôle, des restrictions, de l'iniquité et de la division. Ces quelques députés et sénateurs en manque d'identité devraient peut-être penser à se le faire pour eux ce fichier des gens honnêtes...
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Google, la violation quotidienne banalisée

De la diversité au monopole commercial Sur internet, lorsqu’on se lance dans une recherche, l’automatisme Google s’impose de plus en plus. Oubliés les Altavista, Lokace, Ecila, Exalead et autres Ask qui ne savent pas tous lire les requêtes ou donnent dans la dyslexie. On peut rester nostalgique de KartOO. Il y avait dans ce moteur de recherche une visualisation des relations entre les sujets et les sites. C’était puissant. Une présentation trop en finesse. L'écrasante simplicité Google a imposé son champ de cyclope au centre de nos écrans, et le géant Microsoft a engagé une procédure pour abus de position dominante. On aura tout vu. Mais l'avenir en réserve d'autres... La bagarre de ces géants du capitalisme, qui s'absorbent, se bouffent, se détruisent, a pour enjeux les milliards de petits centimes que chacun est susceptible de dépenser. Tout cela reste très paisible et se déroule dans les bureaux. La culture Google se développe. Elle impose ses recherches par mots clés, l' immensité de liens jaillis d'un système d'une intelligence douteuse, avec des liens publicitaires immédiats. La culture est nivelée. La publicité est devenue la sanction normale, banalisée, de l'accès à une éventuelle culture. L'information est googolisée. Le mot va entrer dans les dictionnaires. Les gagnants-gagnants au frais des consommateurs et usagers Les dirigeants de ces boites se sont-ils rencontrés pour discuter de leur business à Paris, aux tuileries, lors de la réunion qui leur a été organisée aux frais de la princesse française ? Ils sont dans de tels délires financiers qu’ils en oublient les fondamentaux de la civilisation humaine. Ils jouent de la négociation gagnant-gagnant, sachant que dans cette pratique les perdants sont les clients, les utilisateurs, les usagers, les consommateurs. Ce sont ceux-là qui paient pour que les deux autres soient gagnants-gagnants. Tout le monde sous surveillance marketing En attendant, Google se rend incontournable et enregistre les histoires de vie, pillent les boîtes email, géolocalise, enregistre les goûts dans les moindres détails. Les voitures de Google passent et espionnent tout le monde. Personne n’y échappe. Les observations de la CNIL et ses amendes n'y changent rien.
L'analyse menée sur ces données par la CNIL a permis de constater que GOOGLE avait enregistré, outre des données techniques (identifiants SIID et adresses MAC des points d'accès Wi-Fi), de nombreuses données concernant des particuliers, identifiés ou identifiables (données de connexion à des sites web, mots de passe de messagerie, adresses de courrier électronique, échanges de courriels révélant notamment des informations sensibles sur l'orientation sexuelle ou la santé des personnes).
Si les théoriciens du complot international apparaissent aujourd'hui encore comme des délirants, leurs élucubrations risquent bien d'être les vérités de demain. Anticiper au service du mieux être Avant de se lancer dans une crise sécuritaire, il faudrait bien mettre un terme à ces stockages incontrôlés. Il devient indispensable de mettre en place un consortium du futur afin de réguler les activités de ces  sociétés tentaculaires de la surveillance, de l'espionnage et de l'exclusivité commerciale.
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Christine Lagarde, une tête à être copine avec qui ?

Christine Lagarde n'a pas du tout apprécié qu'un journaliste puisse l'imaginer copine avec Bernard Tapie. Même si elle n'a pas la tête à ça, en tout cas, Bernard Tapie en a tiré une belle somme d'argent. D'évidence, les arbitres privés ont touché un petit pactole, mais il est de tradition dans ce genre d'affaire d'arroser un maximum. L'affaire des vedettes de Taïwan aurait été un cas isolé ?
Citation : « Vous croyez que j'ai une tête à être copine avec Bernard Tapie ? »
Ça c'est de l'argument de défense. Digne d'une brillante avocate. Les cordonniers ont bon dos. Ne pourrait-elle s'appliquer sa recommandation lorsque son ami Eric Woertz, alors ministre du Budget, été mis en cause dans l'affaire de la milliardaire Liliane Bettencourt :
Citation : « On aurait tout intérêt à clarifier ce qui constitue un conflit d'intérêts. »
Alors, cette élite, elle a la tête à fréquenter qui ? Avec qui pourrait-elle être copine ? Alain Juppé, le meilleur d'entre nous avait dit Jacques Chirac ? Ce va-t-en guerre cherche probablement en Libye l'argent disparu des banques et dans les dépenses publiques. Pour les pauvres de France, pas d'argent. Pour faire la guerre, le budget n'est pas le même. L'ancien exilé au pays des cabanes reste fréquentable. Il en aurait la tête... Il faudrait lui poser la question si elle se voit la tête à fréquenter Luc Ferry... Et Eric Woertz, ancien premier ministrable et trésorier comme Alain Juppé des partis de Chirac, en passant par Nicolas Sarkozy jusqu'à Jean-François Copé ? D'aucuns apprécient cette autre pointure dans les financements occultes. Ancien ministre du travail, il ronge encore son frein sur un parcours judiciaire dont la boue continue d'éclabousser sa bouille hébétée. N'oublions pas ce notable prédécesseur de Nicolas Sarkozy au ministère de l'intérieur, Charles Pasqua, parangon de l'homme d’État le plus habile à se tirer du plus grand nombre d'affaires judiciaires. On l'imagine arrêté au petit matin, mal rasé, menotté... On en imagine d'autres. Une longue chaîne qui discrédite sans vergogne la vie politique française devant laquelle piétine l'héritière de l'épicerie du grand père Lepen. Maintenant Christine Lagarde est au FMI. Elle avait comme concurrent le chef de la banque centrale du Mexique, Augustin Carstens. Ce n'est pas sans évoquer les turpitudes de l'affaire Florence Cassez pour laquelle des eurodéputés se bougent. Et peu importe la réprobation populaire. Christine Lagarde, nouvelle intouchable joue à cache-cache avec le système policier et judiciaire français tandis que les brocardeurs de l'administration française pour un petit exercice de math se retrouvent de longues heures au commissariat et menacés d'incarcération. Au même moment, l'avocate montrée en exemple pour une probité sujette à caution, célébrée par une bonne poignée d'avocats parisiens pour son sens de la médiation, va rencontrer son prédécesseur Dominique Strauss-Khan. Tout va bien. Alors, elle a une tête à êttre copine avec qui, Christine Lagarde ? Au hasard, avec Dominique Straus-Khan. Voici une galerie de photos : Alain Juppé,  John Dillinger, Joseph Vacher... qu'elle dise pour que l'on sache qui doit être fréquenté et qui ne doit pas l'être, au faciès... Elle est si subtile et intelligente Madame Christine Lagarde.

Les clichés sont publiés sur Wikipedia. Les droits d'auteurs sont indiqués sur les pages respectives.

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Maroc, de la bouderie touristique à la solidarité politique

Les coups de boutoirs d'une jeunesse en quête de liberté font vaciller le trône du roi du Maroc. Répressions, provocations, assassinats, sévices les plus cruels, emprisonnements, avilissements permanents et tortures ont tenu longtemps les marocains en soumission-résignation. Notre ami le Roi, de Gilles Perrault est toujours d'actualité, une génération après. Il en faut un sacré ras-le-bol pour défier les criminels au pouvoir. Les nouvelles technologies ont apporté un moyen discret d'organisation. Les réseaux sociaux, instrument d'une société de profit, ont été utilisés aux fins de bouleversement. Ce ne sont pas de grandes révolutions. Avec la mondialisation de la société de consommation, les enjeux sont devenus plus difficiles à démêler. Néanmoins, le passage de la liberté d'expression électronique a permis l'évolution de la liberté réelle. Un pas invisible a conduit à de grandes manifestations pédestres. Les démocraties occidentales ne doivent plus se satisfaire de ces dictatures. On y va en vacances en fermant les yeux sur les conditions de vie déplorables de la plupart des Marocains. Comme si c'était normal. Comme si c'était le sort de certains de mendier. Les responsables des club de vacances mettent en garde contre les risques de toutes sortes. La misère est grande. La liberté est tenue en laisse. La citoyenneté des habitants les renvoie aux statuts méprisés d'immigrés sur Terre. Le parasitisme des dirigeants français donnent encore la destination du Maroc comme respectable. Le pays des droits humains est encore une fois trainé dans la boue. On l'a vu, pour la Tunisie, avec l'exemple Alliot-Marie. Peut-on oublier celui du président Nicolas Sarkozy, et de son prédécesseur prenant ses vacances régaliennes, deux fois en 2008, une fois en 2009 et une en décembre 2010... Les français boudent les destinations d'Afrique du Nord. Mais il faudrait transformer cette bouderie touristique en solidarité politique. En peu de temps, des mouvements sociaux ont secoué les habitudes. Le pouvoir est difficile à lâcher. Les cas de Laurent Gbagbo et Mouammar Khadafi témoignent combien le sentiment de légitimité se combine avec celui d'indispensabilité vis-à-vis d'une organisation sociale. Ce syndrome atteint tous les dictateurs et ceux qui le sont en devenir. Les changements proposés par Mohamed VI sont illusoires. Il renforce son pouvoir religieux et ne diminue pas son pouvoir politique. C'est au nom des valeurs sacrées que l'on enferme dans des conditions indignes des personnes pour délit d'opinion au pays du tourisme. Le crime de lèse majesté existe encore : trois ans de prison pour une blague sur Facebook. Il met en place un système de paravents complexes qui ne font que lui donner l'impression d'avoir fait un montage satisfaisant. Mais les mouvements sociaux restent là. Même si les journaux télévisés n'en rendent pas compte, la contestation continue au Maroc. Ce n'est pas la royauté qui est mise en cause par le peuple Marocain. Le roi devrait s'en tenir à cela. Le principal enjeux est... la liberté de conscience, de laquelle découle l'exercice des autres fragments de la Liberté et du respect des droits de tous.

Photo de Mohamed VI extraite d'un cliché de U. Dettmar/ABr

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Laïcité et liberté religieuse

Affirmer la liberté de croire peut paraitre légitime. Mettre dans un texte de loi la liberté religieuse pourrait sembler en plein accord avec le respect d'un droit. Mais il s'agit en fait d'une erreur de raisonnement. Il s'agit d'une extrapolation émotionnelle de l'idée de liberté. Codifier la liberté religieuse serait inéquitable et promoteur des démarches sectaires. Pourquoi affirmer et légiférer plus sur le droit à la liberté spirituelle que le droit de ne pas avoir de vie spirituelle ? Pourquoi plus poser légalement un droit sur l'exercice et la liberté religieuse que sur le contraire ? Comme de nombreux prédécesseurs laïques l'ont déjà souligné, l'enjeu porte sur la liberté de conscience, soit de croire ou de ne pas croire. Chacun est en droit de pratiquer ou non. Il est libre d'en penser et dire ce qu'il veut, sans pouvoir contraindre qui que ce soit pour quelle raison que ce soit à pratiquer un culte quelconque. La liberté de croire s'affirme au travers de celle de ne pas croire. C'est par elle que s'amorce la liberté d'opinion, la liberté d'expression, la liberté de décision. Le dernier débat sur la laïcité a été le débat le plus pauvre intellectuellement depuis plusieurs décennies. Il a pourtant impliqué un grand nombre de parlementaires. Son objectif n'étant pas clair, il ne pouvait en ressortir quelque chose de brillant. S'il fallait y croire pour le relever, seuls les animateurs ont pratiqué. Mais ils n'étaient manifestement pas à la hauteur d'une élévation quelconque. Le débat s'est clos dans un flop et nul n'en a plus entendu parler.
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Un bonnet d’âne pour Luc Ferry

Luc Ferry a été ministre de l'éducation nationale. Il ne parvient pas à décrocher, c'est tout. La rémunération lui apparaît normale. Il serait diffamatoire de dire qu'il parasite l'institution où il ne fait rien pour percevoir la modique rémunération de 4.500 € par mois. Donc, ne le disons pas. Il touche moins que Tapie, alors, pourquoi en faire autant ? Personne n'empêchera de le penser très fort et en nombre. Ça suffit d'accuser les pauvres de percevoir le RSA et autres indemnités. Le parasitisme des dirigeants et de leurs courtisans serait normal. Matignon rembourserait et Luc s'en tirerait les poches pleines et l'air offusqué. Autre chose. Luc Ferry serait-il un délateur ? Non, ce serait diffamatoire de dire cela. Il faudrait dire : un ministre de l'époque de Jacques Chirac, ayant occupé des responsabilités liées à l'éducation, proche de la jeunesse, serait selon des sources certaines mais inavouables, une sorte de délateur. Des dignitaires déchus des gouvernements arabes pourraient-ils en témoigner ? On ne sait pas vraiment. Peut-être. Il faudrait les interroger, si c'est encore possible. Mais seraient-ils sincères ceux-là ? Un doute est permis. Donc, l'affirmation déductible de la première question n'est pas forcément invraisemblable. Luc Ferry serait-il une sorte de corbeau de la classe politique ? Un scribouillard téléguidé, manipulé, qui attend sa récompense une fois la tornade médiatique passée ? Sait-il seulement ce pourquoi il touche en plus une indemnité de 1500 € ? Il déclare n'importe quoi. On pourrait s'amuser encore avec les hypothèses, en tirer des probabilités, faire des conclusions... En tout cas, avec la classe des philosophes du siècle, entre Bernard Henri Lévy et Luc Ferry, il n'y a pas de quoi jaser. Restons simple, et attribuons à ce pauvre Luc Ferry le bonnet qui lui convient. De mémoire, ça ne devrait pas être le premier ministre de l'éducation nationale à mériter un tel bonnet, mais à celui-ci, on pourrait accrocher un pompon.
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Je vais abandonner l’Iphone

L'idée de prendre un Iphone s'est imposée à moi pour des raisons professionnelles. De l'équipe, j'étais le seul à ne pas en avoir. Et j'avais tendance à oublier les câbles de mon appareil. En voyageant, j'accumulais ici et là des connectiques que j'oubliais encore. Le remède s'est imposé lorsque je vis de plus en plus de voyageurs avec un Iphone. Avec la solidarité communautaire, je pourrais recharger mes accus sans chercher partout jusqu'au désespoir. Il faut dire que je pestais contre les grosses prises électriques, les transformateurs démesurés que le dernier haut parleur portatif sans fil, bluetooth,  Jambox ridiculise définitivement. Je faisais partie de ceux qui attendaient la manifestation d'une intelligence terrestre pour standardiser la connectique électrique. C'est pas encore gagné pour tout, mais les choses ont bien avancé pour les téléphones. Il est possible d'avoir son téléphone à plat et de trouver le moyen de le recharger. Il suffit de demander. Les connectiques se sont standardisées avec les prises USB encore mal exploitées. Mais voilà, il reste que maintenant j'ai un Iphone

Mais voilà, j'ai un Iphone. Et paradoxe des paradoxes, la standardisation n'a pas été suivie par Apple. La pomme est un peu passée. Elle sèche et se ride. Le fruit à cidre à moitié croqué fait bande à part avec sa connectique détestable. Il nous contraint. Alors aussi sec, je vois les autres désavantages : l'apple-Store, Itune (quelle horreur !), est vraiment lourde. Le bluetooth reste limité à Apple, sans issue. Les développeurs innovent en permanence et proposent pour certains des applications géniales et pratiques, mais le système Apple est fermé. En plus le nombre d'applications qui déprécient le travail des autres est si important que le tri est pénible à faire. La compatibilité du matériel est souvent douteuse.

Alors, Iphone, c'est bientôt fini. Surtout depuis que j'ai vu le dernier né de Sony-Ericson. Xperia arc, avec Android tactile. Ouah ! Ça réconcilierait n'importe quel anti-matérialiste avec les plaisirs terrestres. Il est fluide, d'une navigation très esthétique, soignée. Son principe subtile et facile. Le système des discussions SMS est aussi à la suite. Et tout le reste est sympa avec l'avantage colossale  de pouvoir être rechargé avec n'importe quelle prise. Ah, oui, les photos, c'est du 8 Mg pixels. Et un reproche. Un seul : il n'y a pas de caméra frontale. En tout cas, pour le travail en salle de formation, avec les équipements actuels, c'est aujourd'hui le plus pratique et compatible avec tous les matériels.
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Une médiation contre la guerre mondiale en Libye

Dans un pays où la dictature semble se vautrer depuis plusieurs décennies, le colonel Kadhafi doit faire face à la plus forte adversité qu'un dirigeant ne pouvait imaginer. Pourtant, son pays a été classé par les Nations-Unis, selon les critères IDH (Indice de développement humain) établi par le Programme des Nations unies pour le développement, comme le pays le plus développé d'Afrique. La Libye est le pays d'Afrique dont la réserve de pétrole est la plus importante, la moins couteuse à produire et l'une des plus rapides à fournir aux distributeurs occidentaux. La richesse de ce pays le place parmi les 50 pays les plus prospères de la planète. Le FMI n'avait que des louanges pour les progrès et l'évolution de ce pays riche, notamment de son pétrole. Il a mentionné dans son dernier rapport (15 février 2011) des encouragements à « continuer d'améliorer l'économie », compte tenu de l'« ambitieux agenda de réformes » mis en place par Kadhafi. Serait-ce une divergence entre la France et le FMI ? Il aurait existé un différend entre le président français, Nicolas Sarkozy, et l'ex-directeur du FMI, Dominique Strauss-Khan, concernant le dirigeant Lybien Mouammar Kadhafi ? Que croire ? Que déduire ? Que Kadhafi reçoit des bombes en retour de ses engagements non tenus (Express, 22/02/2011) pris lors de sa réception en France ? Protéger les civils ? Ils meurent sous les bombes, dans les déserts et en Méditerranée En tout cas, si un instant on se place côté Libyen, c'est la guerre mondiale là-bas. Et qu'est-ce qui justifie au juste ce déclenchement fanatique ? Quels sont les intérêts de cette guerre ? Ne s'agissait-il pas de protéger les civils ? Aujourd'hui, les civils meurent sous les bombes, dans les déserts, dans des naufrages. Les accusations vont dans tous les sens et la France est animée d'un furieux sentiment d'hostilité et d'un fanatisme assassin, tandis qu'hier encore son premier magistrat serrait la main de celui qu'il qualifie maintenant de l'ennemi à abattre. Tandis qu'il contraignait, au nom des intérêts supérieurs de l'Etat, Bernard Kouchner à serrer lui aussi la main du dictateur Libyen. Cette guerre devait être éclair. Elle s'enlise. Est-il vraisemblable d'imaginer une fin comme celle de Gbagbo ? Les probabilités sont infimes. Et il faut bien être inconscient pour ne pas envisager l'évidence que cette guerre peut sortir des frontières dans laquelle elle est pour le moment tenue. Les responsables de ce délire meurtrier pourront toujours dénoncer le terrorisme aveugle... Il faut impérativement organiser une médiation pour mettre un terme à ces atrocités.
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Cultes et cultures, après la liberté, les tunisiens se font botter le cul

Branle bas de combat en Tunisie Business news de Tunisie (26 mai 2011) rapporte que trois avocats ont demandé le rétablissement de la censure. Cités par Gnet, Maîtres Ahmed Hassana, Monoôm Turki et Imed Saydia, ont plaidé le 23 mai au nom de la morale musulmane. Le tribunal d'instance a entendu leurs arguments et interdit les sites pornographiques. Sans masque, c'est le retour au régime précédent. La censure revient par la porte de derrière. In fine, la révolution tunisienne n'aura été que numérique. Elle a juste consisté à faire valser une petite bande des profiteurs et à utiliser Slim Amamou, bloggeur sous le pseudo Slim 404, devenu Ministre de la Jeunesse d'un instant. Car aussi sec, après l'annonce du rétablissement de la censure le 23 mai, le jeune homme a démissionné (twitter 09h29). Le bouquet de jasmin de la révolution tunisienne serait-il fané ? On prend les fleurs et zou, au feu des immolés ? L'insulte est tranquille. Au nom du système judiciaire, le nouveau régime s'annonce cyniquement soucieux du respects des libertés. Avec cette histoire d'interdiction précipitée d'accès à des images et des vidéos réservées à des adultes, c'est par le cul, faut-il le dire, que les Tunisiens se font tirer... l'oreille, au nom d'une pensée unique. Le tribunal de première instance a prononcé son jugement en référé et l'Agence Tunisienne d'Internet ATI doit l'exécuter. Samedi 28 au matin, les sites incriminés étaient encore accessibles, indique Citylocalnews. Des forums font l'étalage des arguments de tous. Depuis la disparition de la censure de l’internet tunisien, rappelle le site Business News de Tunisie," pas moins de 7 sites pornographiques ont fait leur apparition parmi les 100 premiers sites web les plus visités en Tunisie. Cinq de ces sites figurent d’ailleurs au top 50". L'ambiance n'est pas à la confiance Simultanément, le gouvernement de la dictature en bouture s'accommoderait d'une absence de préparation des élections. Les combats des mois passés, les sacrifices qui ont fait se lever les endormis, les souvenirs des martyrs, tel Mohamed Bouazizi, s'usent face à la télé réalité. Cédant sous la pression, le Premier ministre tunisien, Béji Caïd Essebsi, a annoncé ce 27 mai que les élections gagneraient à être reportées. Mais les partisans d'un régime totalitaire sont nombreux et de différentes teintes. Ils pourraient bien trouver dans ce délai le temps de s'entendre... Avec cette décision judiciaire en toile de fond, c'est bien d'une entente entre partisans d'un régime dur que les Tunisiens ont à se défier. Voient-ils les bottes que les cordonniers fabriquent déjà ?
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