L’événement annuel de la médiation professionnelle

Imaginez une seule situation : si vous êtes traîné(e) en justice, vous serez quoi qu'il en soit deux à devoir vous soumettre à la décision judiciaire. Si jamais vous êtes conduit à aller à en médiation, vous serez deux à prendre une libre décision. La différence est entre soumission et liberté. La différence est très nette, même si elle parait a priori difficilement concevable, parce que le modèle de servitude est une forte habitude. C'est là qu'il est indispensable d'avoir à faire à des médiateurs professionnels, comme il a été conçu une justice avec des magistrats professionnels. Dans ce domaine comme dans l'autre, l'amateurisme n'a jamais été une instrumentation satisfaisante. Pour faire face à la déjudiciarisation des affaires, il convient que des professionnels puissent intervenir.
De Tapie à Cahuzac, Besson en passant par Pasqua et …
La médiation professionnelle, pour améliorer l’exercice de la libre décision et de la qualité relationnelle
La Valls des droits va-t-elle continuer ?

La tournée de la médiation détournée
Kerviel, le bouc émissaire d’un système pervers…

« On ne peut pas ignorer que les traders essaient de se mesurer entre eux, ni le milieu spécifique des salles des marchés. Jérôme Kerviel a succombé aux marchés, de manière obsessionnelle, à longueur de journée. »L'accusateur public se rend-il compte qu'il fourni un argument à la défense ? C'est bien cela : succombé... de manière obsessionnelle. Comment imaginer pouvoir résister à cette attirance aussi violente ? Comment résister à une obsession ? C'est le procès de la tentation qui est fait, un procès religieux. Avec un peu de recul, on peut voir ici un montage sectaire, avec son système accusatoire et son bras armé d'un glaive. Le système bancaire porte le germe de ses tentations. Le procureur aurait pu dire la preuve de l'immoralité environnante, le système bancaire a bien fait les subprimes... Mais l'immoralité de l'un justifie-t-il l'immoralité de celui que l'on peut plus facilement poursuivre et détruire ? D'ailleurs, à en croire cette accusation :
« tous les traders ne font pas des faux pour cacher leurs positions, tous ne prennent pas des positions ouvertes extravagantes (...) »Tous les anges ne deviennent pas des démons. Dans cette immoralité ambiante, tout ne va pas si mal. Le système judiciaire vient au secours de l'institution bancaire. Elle trouve en lui les travers de l'irresponsabilité et en fait des arguments pour lui attribuer a contrario la responsabilité juridique :
« Ne minimisons pas son comportement pervers et manipulateur ».Non, il ne le faut surtout pas : comportement pervers et manipulateur. Il ne manque que le bûcher. Enfin, l'accusation s'envole et déclare que :
« Si Jérôme Kerviel est victime de quelqu'un, ce n'est que de lui-même... »Une victime peut-elle être responsable de sa situation, de sa condition et de ses actes réactionnels ? Les propos de l'accusation sont clairs et fournissent à eux seuls les éléments permettant de disqualifier tout le système dressé contre Jérôme Kerviel.
La carte secrète de Nicolas Sarkozy pour rester à la présidence de la république

De la justice à la médiation
Un procès contre les lyncheurs de Kadhafi
